Démocratie, le pouvoir par le peuple

 

 

On parle beaucoup de démocratie mais sans trop savoir, je crois, le véritable sens qui se cache derrière ce mot. Démocratie vient du grec et se compose de deux mots, Dêmos et Kratos, qui signifie, le pouvoir par le peuple.

Nous devrions nous poser ces questions :

Dans nos sociétés dites démocratiques le peuple est-il souverain ?

Détient-il le pouvoir ?

Depuis la fin de la monarchie, à partir de 1789, le peuple a-t-il pris le pouvoir ?

Ah oui, vraiment ?

Lisons ce qu’en dit Marc Averous dans son recueil « Démocratie, ombres et lumières », à la naissance de la troisième république.

« Il convient de noter ici que, quels que soient les régimes et les principes qui soutiennent les rois, nos révolutions, nos républiques, consulats ou directoires, toujours, toujours, contrairement à ce que nous fait croire l’histoire, le peuple est mis entre parenthèse. Le peuple sert de faire valoir, mais il n’est pas servi. Sa partie la plus basse souffre d’inculture, de crasse, de fatigue et de maladie. Le reste est bla-bla-bla. Ces régimes ont sauvé du peuple la partie la plus riche et très riche ; Elle a formé, pour remplacer la Noblesse et le Haut Clergé, une classe nouvelle de Seigneurs qui se rend maitresse, par la finance, de l’industrie en plein développement et du commerce international. C’est l’avènement du capitalisme sur la base de l’égoïsme de classe et la possession des biens matériels et de l’argent. »

 Qu’y-t-il de changé depuis ce temps? Mais rien bien sûr!

La nouvelle aristocratie des nantis, des très riches détient toujours la totalité des pouvoirs. Que reste-t-il au peuple ? Le vote ou le droit d’élire des représentants, nous faisant croire que c’est cela la démocratie parce que nous avons ce « luxe » de voter. Ainsi nos « élus », nos « représentants », une fois élus, vont créer des lois à notre place et quand on y regarde bien ce sont pour la plupart des lois qui les servent, eux, mais en aucun cas le peuple.

Une incroyable supercherie au service d’une manipulation efficace qui dure depuis plus de deux siècles !

A ce propos Marc Averous dit :

« Revenons un moment chez les philosophes des lumières.
Ils se sont penchés sur l’organisation d’une société démocratique.
Dans son traité De l’esprit des Lois, Montesquieu reprend l’analyse qu’Aristote avait faite deux mille ans plus tôt : « Le suffrage par le sort (où les représentants du peuple sont tirés au sort parmi la population), dit-il, est de la nature de la démocratie. Le suffrage par le choix (par élection) est celle de l’aristocratie. Le caractère “élitiste de l’élection lui paraissait évident.

« Lorsque, dans la république, le peuple en corps a la souveraine puissance, c’est une démocratie ; lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie. »

Dans De l’esprit des lois de Montesquieu, comme dans du Contrat social de Rousseau, il est bien question de cette désignation par le sort. Il n’en fut jamais question dans l’établissement des démocraties américaine et française. Ce n’était pas souhaitable à leurs yeux. »

On le comprend !

Il me vient l’image du mouton qui va à son maitre pour lui donner sa laine en récompense de la protection qu’il lui procure.
Voter c’est faire comme ce mouton, c’est continuer de s’asservir.

Le vote, c’est à dire envoyer nous représenter, sans contrôle, des gens que nous n’avons pas choisi, n’est pas démocratique. Par conséquent, voter est anti démocratique!

Marc Averous dit encore : « Ils sont bien naïfs, ceux qui croient encore aux élections. Ceux qui pensent que la victoire d’un parti va changer quelque chose. Ceux qui croient en une autorité juste, celle que nous voulons, qui sortirait des urnes. Nous le redisons, la puissance des banques est telle que tout ce que nous vivons qui a nom « liberté » n’est que sornette grossière, mensonge, hypocrisie et fausses promesses. »

 

Voir pour compléter: Qui gouverne?

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