Le confinement, c’est un drame ou une opportunité?

 

 

 

 

Dans mon livre « Le chemin du pardon », co écrit avec Valérie Motté, je raconte la belle et extraordinaire  expérience, vécue il y a une trentaine d’année, qu’on appelle habituellement une EMI (expérience de mort imminente) ou EMP (expérience de mort provisoire, terme cher au Docteur Jean-Jacques Charbonnier). De cette expérience, j’en ai retenu plusieurs apprentissages qui ont complètement changé la perception que j’avais de la mort ainsi que de la réalité de qui nous sommes :

« Enfin, revenu dans ce corps, mes anciennes croyances à propos de la vie et de la mort explosèrent en moi et je me suis bien souvent posé la question : « Qui a redonné vie à mon corps ? Est-ce le médecin avec sa technique de respiration artificielle et son savoir ou est-ce plutôt…moi et quand je dis moi, je veux dire mon âme, cette étincelle divine qui est moi ? Quel est alors le rôle d’un sauveteur ou d’un médecin quand, par son action, une personne, sur le point de mourir, a pu rester en vie ?

Que sait-on à ce moment là de l’intention de l’âme de la personne ? Est-ce à cette partie de moi que j’appelle âme qu’il appartient de décider si je dois poursuivre ma vie dans cette incarnation ou bien de partir et de laisser ce corps ?
Mais alors, si cela est juste, ma vie m’appartient, c’est moi qui décide et j’en ai donc l’entière responsabilité ? Et quand je dis « moi », qui parle ? L’âme que je suis ou l’ego que je crois être ? Ce sont là des questions qui ne pouvaient absolument pas me venir à l’esprit jusqu’à ce que mon expérience personnelle me fasse prendre conscience que la réalité n’est pas seulement dans ce qu’on voit mais aussi, et peut- être surtout, se trouve à un autre niveau, en tout cas invisible à nos yeux. J’ai compris, mais un peu plus tard, qu’en fait, ce que nous appelons la « réalité » parce qu’elle s’inscrit dans la matière, appartient au domaine de l’illusion et la réalité n’est pas plus visible que palpable.

A partir de mon expérience je prenais peu à peu conscience du pouvoir personnel de chaque être et de notre propre responsabilité devant tout ce qui survient dans notre vie. »

En relisant ce passage j’ai senti l’importance de transmettre ce message au moment où, depuis plus d’un mois, une grande partie de l’humanité est terrée, confinée, dans une presque totale privation de liberté, où chacun est séparé de sa famille, de ses amis, le plus souvent pris dans la  peur ambiante et paralysé par cette psychose collective habilement et puissamment entretenue par les médias.
Quelle incroyable et surprenante expérience que sommes amenés à vivre! Le confinement de toute une population, jamais l’humanité n’avait connu cela une telle privation de liberté, avec, en plus, une perpective angoissante de l’avenir.

Mais, finalement, qu’avons-nous à comprendre de ce confinement? Nous savons tous qu’après toute épreuve vient le temps de découvrir la face cachée,  la fonction utile, en somme le cadeau que cette épreuve nous réservait.
Que nous empêche de faire ce confinement? d’aller et venir à notre guise, d’aller à l’école, d’aller travailler, faire du sport, les vacances.
Pour beaucoup d’entre nous le confinement a stoppé net tout cela. Que nous reste-t-il? Du temps. Du temps pour enfin penser à nous. C’est quelque chose que nous ne savons plus faire tant nous sommes entrainés, jour après jour, tel l’écureuil dans sa roue, dans le tourbillon de nos activités quotidiennes sans jamais s’arrêter un moment pour essayer de comprendre où nous allons et le but de tout ça.

Avec le confinement le temps semble s’arrêter, la vie s’est ralentie. C’est comme si nous étions invités à poser un autre regard sur les autres,  sur la  vie, sur nous-même.  Prendre enfin le temps de penser à nous, de comprendre le sens de la vie et surtout, surtout, réfléchir à qui nous sommes en réalité.
N’est-ce pas un cadeau merveilleux?

Sommes nous cet être peureux, tremblant parce qu’un virus peut vous amener la maladie et, pire, la mort,  ou bien cet être immortel, qui ne connait pas la peur et qui prend conscience de sa responsabilité à 100% de ses expériences terrestres?

C’est Pierre Teilhard de Chardin qui disait : « Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle mais des êtres spirituels vivant une expérience humaine ».

Continuerez-vous encore d’avoir peur d’un virus ou de quoi que soit d’autre? Vous avez compris que seule votre âme peut décider si un virus doit vous atteindre et vous agresser. Rien de l’extérieur ne peut vous atteindre ni vous porter préjudice sans que vous ne l’ayez décidé vous-même. Rien.

Nous sommes responsable du virus, du confinement, de tout.

En travaillant à la dissolution de l’ego et en se connectant à notre âme, nous apprendrons à nous éloigner peu à peu de toutes nos peurs et nous saurons trouver la vraie liberté. C’est notre perception limitée du monde qui est véritablement une prison, même si elle est une prison sans barreaux et la clé pour en sortir se trouve à l’intérieur, dans le secret de notre âme. En lâchant nos peurs nous récupérons notre propre pouvoir car il est là le vrai pouvoir, il n’est en aucun cas à l’extérieur.

 

Grâce à cette connexion, nous apprendrons à voir les choses autrement, non plus selon les apparences du monde qui nous entoure mais avec beaucoup plus de discernement.

 

Jean Graciet

 

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