« En finir avec la perte des dents »

 

 

Yves Razir

Ce sont les aléas de l’édition, ou plutôt de la co-édition dans ce cas-ci : il y a deux mois, dans le Néosanté de février, j’ai annoncé la sortie imminente du livre « En finir avec la perte de vos dents », du Dr Jean-Michel Pelé. Ce dernier nous avait accordé une interview à l’occasion de la sortie de l’ouvrage. Malheureusement, un impondérable a retardé son impression et mon co-éditeur Marco Pietteur a mis plusieurs semaines pour arranger la situation. Toutes nos excuses aux nombreux abonnés qui sont venus aux nouvelles et qui se demandaient quand le livre serait disponible. Leur patience est cependant récompensée car je peux maintenant vous le certifier : cet  opus sous-titré « plaidoyer pour une autre approche de l’art dentaire » est à présent gravé sur papier et il est en route pour les librairies et les sites de vente en ligne. Vous pouvez d’ores et déjà le commander. Sur notre site, il sera très prochainement en vente et je vais  incessamment vous le proposer à conditions avantageuses (restez donc attentifs à votre courriel). Attention, ce bouquin est une bombe ! Il va en effet faire exploser toutes les  idées reçues sur les maladies des dents, leur déchaussement et leur chute consécutive à des caries ou à des troubles parodontaux. Il va aussi vous révéler une méthode révolutionnaire pour éviter de devoir les arracher, même si votre dentiste vous dit le contraire !

Pratiquant l’art dentaire à Montpellier, le Dr Pelé était un parfait inconnu pour moi il y a à peine trois ans. Jusqu’au jour où j’ai reçu une curieuse invitation émanant de la fille d’un médecin-homéopathe bruxellois. Atteinte d’une sévère maladie parodontale, celle-ci voulait partager la manière dont elle avait sauvé sa dentition en perdition et nous présenter l’homme grâce à qui le miracle était arrivé. Je suis donc allé écouter Jean-Michel Pelé.  A priori, le personnage ne m’inspirait pas trop confiance. Avec ses chemises à fleurs, sa dégaine de soixante-huitard rigolard et sa bouille de chez Bouglione, le chirurgien-dentiste ne transpire pas vraiment la science et le sérieux. Au-delà des apparences,  j’ai cependant très vite saisi que ce type était doté des trois qualités majeures qui font les pionniers et les grands découvreurs, à savoir le bon sens, l’empathie et la curiosité. Le bon sens, c’est celui qui a germé dans son esprit dès ses débuts dans la dentisterie. En constatant que beaucoup de patients se retrouvaient  édentés malgré des soins quotidiens et que d’autres ne développaient jamais de caries en dépit d’une hygiène déplorable, il en a logiquement conclu que l’origine de la destruction de l’émail  n’était pas bactérienne, ou en tout cas que cette explication était insuffisante. L’empathie, c’est celle qu’il a spontanément manifestée le jour où tout a basculé pour lui. Alors qu’une dame d’allure soignée venait de s’installer, d’ouvrir la bouche et lui dévoiler un véritable champ de ruines, sa réaction du cœur fut de lui demander  « ce qui lui était arrivé ». Et la femme de fondre en larmes en lui racontant le suicide de son mari et son douloureux veuvage,  point de départ de sa déglingue buccale. Pour J-M Pelé, cette émouvante consultation sera comme un  chemin de Damas. Il venait de comprendre que la souffrance psycho-émotionnelle était la véritable cause des « mal-a-dit » s’exprimant dans et autour des dents. Lui qui tenait déjà tant à humaniser son art et à déstresser les occupants du fauteuil, le voilà devenu malgré lui un thérapeute de l’âme invitant sa clientèle à lui confier son vécu affectif. Plus jamais il ne manierait la fraiseuse sans prendre préalablement la peine d’écouter les gens  disposés  à raconter les événements déclencheurs de leurs problèmes de dents.

Ce qui m’a épaté chez Jean-Michel, c’est qu’il a fait ce trajet sans rien connaître à la médecine nouvelle ou à la biologie totale. Jamais entendu parler du Dr Ryke Geerd Hamer ou du Dr Claude Sabbah. Encore maintenant, il ignore tout du décodage psychobiologique et de ses applications  à l’art dentaire. Il n’avait pas lu son confrère Christian Beyer ni ses consœurs  Estelle Vereeck ou Michèle Caffin avant de découvrir leur existence et leurs travaux dans  le mensuel Néosanté. Il n’est donc pas apte à établir les liens psychosomatiques entre tel ou tel traumatisme émotionnel et telle ou telle pathologie bucco-dentaire.  Cette lacune est à mes yeux insignifiante car le Dr Pelé a fait une découverte encore plus importante, celle de la fonction cicatricielle de la perte des dents. Selon lui, celle-ci n’est en effet rien d’autre que  « la cicatrisation d’une blessure émotionnelle », l’aboutissement logique d’un processus réparateur qui pousse l’organisme à sacrifier une partie pour protéger l’ensemble. En cas de plaie ouverte, le corps se mobilise pour la cicatriser en vue de préserver les organes vitaux. Dans la bouche, ce mécanisme auto-protecteur aboutit à l’élimination de la dent car c’est la seule façon de refermer la gencive et de suturer la blessure. C’est grâce à la disparition de la dent que la muqueuse peut se reconstruire et retrouver une étanchéité indispensable. En d’autres termes, pour Jean-Michel Pelé,  il est parfaitement sain et naturel de perdre une dent, c’est plutôt un signe de bonne santé et l’indice d’une vigoureuse immunité ! D’ailleurs, quand la dent est tombée, tout rentre dans l’ordre et les tissus se réparent à vitesse grand V.  C’est bien la preuve que le but de la manœuvre est atteint. Je vous avais prévenu que ce gars allait vous désarçonner en bousculant certains dogmes établis…

N’allez cependant pas croire que ce dentiste dissident vous encourage à faire le deuil de vos dents et à les remplacer par des prothèses. C’est exactement l’inverse ! Il sait très bien que  la chute ou l’extraction sont endurés comme des défaites et qu’un sourire artificiel ne remplace pas le naturel. Dans sa pratique, il s’est  toujours attelé à mettre en œuvre les soins parodontaux permettant d’assainir les gencives, de traiter les racines et d’enrayer le processus bactérien destructeur. Mais si les bactéries accomplissent un programme  biologiquement bien-fondé, n’est-il pas absurde de leur faire la guerre à l’aide de produits biocides ? Guidé par sa troisième grande qualité, la curiosité, le Dr Pelé s’est mis en recherche de méthodes alternatives et a croisé la route d’un confrère américain, le Dr William Hoisington. Décédé en 2010, ce dernier a mis au point la technique B.O.S.T (Bone One Session Treatment) qui consiste à tirer parti de l’élasticité de la gencive pour  insuffler de l’oxygène sous la muqueuse.  Au lieu d’exterminer  indistinctement tous les germes, cet apport d’oxygène permet de chasser les seules bactéries anaérobies présentes dans les poches parodontales. Comme pour  des plaies ouvertes, il s’agit de procurer une aération salutaire,  de stopper ainsi l’infection et de stimuler la cicatrisation gingivale. Et ça marche ? Visiblement oui : dans son livre, Jean-Michel Pelé en fournit la démonstration illustrée par plusieurs cas cliniques  pourtant désespérés au départ. Et dans l’interview accordée à Néosanté en février, il affirme  n’avoir plus jamais arraché de dents fixes depuis près de 20 ans, sauf celles qui étaient fracturées. On reconnaît l’arbre à ses fruits et on peut jauger la valeur de la méthode B.O.S.T à l’aune de cet incroyable résultat. Après l’intervention en une seule session, sans usage d’antibiotiques et parfois même sans analgésie, le dentiste formé à cette approche enseigne au patient comment entretenir l’oxygénation de son parodonte à l’aide d’une  simple curette en bois de forme conique.  Selon Jean-Michel, ce geste préventif est bien plus efficace que le brossage intensif, les brossettes et le fil dentaire !

Le Hic,  et je l’écris intentionnellement avec une majuscule, c’est que le Dr Hoisington a transmis son savoir-faire avec parcimonie. En Europe, il n’y a, à notre connaissance, que deux dentistes initiés à la technique : le Dr Pelé à Montpellier et le Dr Micholt, à Ninove, en Belgique. Or depuis que Néosanté en a parlé, la demande de soins B.O.S.T. est tellement boostée que l’offre peine à suivre. Bonne chance pour les Français et les Belges qui voudraient prendre rendez-vous en 2018 ! Je ne peux pas vous tuyauter mais je peux toutefois vous annoncer une bonne nouvelle : lorsque son livre commencera à se vendre, Jean-Michel Pelé pourra lever le pied et s’absenter  épisodiquement de son cabinet pour s’en aller former d’autres chirurgiens-dentistes. Accessible au grand public, l’ouvrage « Pour en finir avec la perte de vos dents » est également conçu  pour intriguer les professionnels et leur donner envie d’approfondir lors de futurs ateliers pratiques organisés en France ou en Belgique. Nous vous tiendrons bien sûr au courant si cela se concrétise. Dans l’immédiat,  faites bon accueil au livre et guettez votre messagerie si vous voulez l’acquérir à prix préférentiel.

 

Yves Razir de la revue Néosanté

 

 

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