

Au cœur d’une crise mondiale inédite par son ampleur, Strategika vous propose l’éclairage d’analystes et de penseurs reconnus dans leur domaine d’expertise. Nous avons posé à chacun une série de questions qui portent sur les différents aspects de cette véritable crise de civilisation ainsi que sur ses répercussions politiques, géopolitiques et sociales.
La première à nous répondre est Valérie Bugault.
Valérie Bugault est docteur en droit privé de l’université Panthéon-Sorbonne et avocate. Depuis 2009, elle a cessé ses activités d’avocate pour se consacrer à la diffusion auprès du public du résultat de ses nombreux travaux de recherches. Elle est aujourd’hui analyste de géopolitique (économique, juridique et monétaire) et conférencière. Ses sujets de recherche sont les institutions – nationales et internationales – la monnaie, l’entreprise, le droit et le fonctionnement de l’économie globale.
Elle est auteur de quatre livres, récemment publiés aux éditions Sigest :
– « Du nouvel esprit des lois et de la monnaie », co-écrit avec feu Jean Rémy, publié en juin 2017
– « La nouvelle entreprise », publié en juillet 2018
– « Les raisons cachées du désordre mondial », recueil d’articles, publié le 30 mars 2019
– « Demain dès l’aube… le renouveau », publié en septembre 2019
Strategika – On lit beaucoup d’éléments contradictoires selon les différentes sources d’information disponibles ou selon les avis des professionnels de la santé. Quelle est la réalité effective de cette pandémie selon vous ?
VB : Comme le dit très bien notre ami Lucien Cerise, il faut distinguer entre la réalité sensible dans le monde réel et la narration des faits qui est diffusée.
Voici, textuellement, ce qu’il dit :
« En France, et plus largement en Occident, la crise sanitaire du coronavirus présente un cas pratique d’ingénierie sociale et de gouvernance par le chaos. Nous retrouvons la même structure qu’avec la « menace terroriste » : un mélange de réel et de fiction, combiné à deux stratagèmes bien connus qui sont 1) le pompier pyromane et 2) le triangle de Karpman. Sur le mélange réel/fiction, souligné dans son dernier livre par le professeur Raoult – qui se fait le disciple occasionnel de Jean Baudrillard : les partisans du « tout réel » ont tort, les partisans du « tout fiction » ont tort. Exemple : ce n’est pas parce que la « version officielle » de la crise coronavirus est fausse qu’il n’y a pas d’épidémie ; de même, ce n’est pas parce que la « version officielle » des attentats terroristes est fausse que les attentats n’ont pas lieu. Des événements ont lieu, et c’est la narration explicative qui est fausse, pas les événements en eux-mêmes. L’analyse de la crise actuelle révèle aussi l’application des techniques du pompier pyromane et du triangle de Karpman, c’est-à-dire le jeu de rôles bourreau/victime/sauveur. Le pouvoir laisse la situation de crise s’installer, voire l’aide à s’installer, volontairement ou involontairement. Dans le réel, le pouvoir occupe donc la place du pyromane, donc du bourreau. Puis, une fois que la crise est installée et en cours, le pouvoir se présente comme le sauveur, qui va donc nous sauver de la crise qu’il a lui-même installée furtivement, tel un pompier qui éteindrait l’incendie après l’avoir lui-même allumé discrètement. »
Nous sommes face à une sorte de dissonance cognitive globale parce que les phénomènes auxquels nous sommes confrontés reçoivent une ou plusieurs explications officielles partielles (dans le meilleur des cas), contradictoires et/ou erronées qui ne permettent pas un accès intellectuel à l’ensemble du phénomène. En réalité, la méthodologie suivie dans la couverture de cette crise du coronavirus est similaire à celle qui nous est imposée d’une façon générale pour orienter les processus intellectuels : un séquençage (puisque le mot est désormais à la mode) ou un émiettement des connaissances, une sorte de fordisme appliqué à toute l’échelle des connaissances. A cela s’ajoute un autre phénomène d’émiettement et d’isolement des populations : les milieux médicaux fréquentent peu ou pas d’autres milieux, chacun restant dans son pré carré par l’organisation même de la société. Ainsi, les constats et la vie que mènent les uns sont quasi hermétiques aux constats et à la vie que mènent les autres, leurs seuls points de contact étant leur façon (directe ou indirecte) de consommer.
Ainsi, nous recevons des retours en provenance du corps médical, d’autres en provenance d’organisations internationales, d’autres en provenance des différents pays du monde. D’autres sources d’informations sont inhérentes à la structuration de notre propre gouvernement (décret, lois…), d’autres sources d’informations encore proviennent de médias dits indépendants qui contredisent partiellement ou totalement les sources précédentes…
Finalement, pour y voir clair, il faut et il suffit de remettre de l’ordre, c’est-à-dire qu’il faut hiérarchiser et contextualiser les phénomènes ; encore faut-il que cette hiérarchisation soit pertinente.
Dans l’ordre nous avons : l’apparition peu préparée d’un virus en Chine, pays qui connaît historiquement cette typologie de virus. Ensuite, une série de nouvelles alarmistes en forme d’hécatombe. Ensuite, bien sûr, le virus se répand sur la surface du globe pendant que l’on apprend que la Banque mondiale (que je ne présente plus) avait prévu, dès 2017, des « bonds spécifiques aux pandémies ». Ensuite une litanie de pays touchés et d’innombrables populations confinées pour, prétendument, lutter contre la propagation dudit virus. Pendant que les « morts » se multiplient et que les services hospitaliers étouffent littéralement sous cette affluence de gens à détecter ou à traiter.
Le tout se produisant dans un contexte géopolitique très particulier où la puissance économique chinoise, aujourd’hui arrivée à maturité, s’est alliée à la puissance militaire russe pour contrer l’hégémonie américaine et Cie.
Ce qui n’est pas dit dans ce tableau est pourtant l’essentiel : les USA et ses alliés ne sont plus depuis le début du XXème siècle (au bas mot) gouvernés par ce que j’appelle un phénomène politique, qui représente l’intérêt commun, mais par un cartel d’entreprises dirigé par les principales banques globales d’investissement qui ont leur quartier général, depuis Oliver Cromwell, à la City of London. En réalité, les Etats occidentaux n’existent plus car ils ont été privatisés lorsque le contrôle de leurs monnaies est tombé dans les mains des banquiers privés, ce qui explique, en Europe, l’apparition des institutions européennes, qui ne sont que la formalisation politique de cette capture des règles d’organisation des peuples par des intérêts privés.
Si l’on veut bien prendre en compte l’ensemble de ces éléments, un tableau assez clair se dessine.
Dans ce tableau, d’un côté apparaît un virus très contagieux et qui devient dangereux lorsqu’il se fixe dans les poumons et les voies respiratoires. Les patients, à ce stade, n’ont quasi plus de virus dans le corps et il devient inutile de leur appliquer le traitement préconisé par le Professeur Didier Raoult, comme ce dernier l’indique très clairement lui-même. Hormis ces cas de complications qui, apparemment ne sont pas si rares que ça, ledit virus est relativement anodin, il procure des symptômes plus ou moins gênants mais ne met pas en jeu de prognostique vital des patients infectés. Didier Raoult, professeur français spécialiste mondialement réputé en virologie et infectiologie, a émis des hypothèses de travail qui ont été confirmées par des spécialistes chinois ayant eu à traiter le virus et par un professeur Sénégalais (Pr. Seydi) qui a eu à affronter le virus Ebola et qui est, à ce titre, reconnu comme une sommité dans son domaine. Le traitement préconisé ne coûte pas cher (car les brevets très anciens sont tombés dans le domaine public) ; il n’est pas efficace à 100 % en fonction, notamment, du moment tardif ou non où il a été administré. Voilà, pour l’essentiel, ce qu’il importe de retenir.
De l’autre côté du tableau, on a des médecins stipendiés (la plus en vogue actuellement est la sulfureuse Karine Lacombe qui sévit sur les grandes ondes et est multi stipendiée des lobbies pharmaceutiques) ainsi que tout l’appareil d’Etat et les corps constitués (Inserm…), tous reliés, de près ou de loin, aux lobbies pharmaceutiques qui sont montés aux créneaux pour disqualifier les travaux des éminents spécialistes décrits ci-dessus. Sans oublier le fait que la campagne présidentielle de Macron a été partiellement financée par Big Pharma.
En outre, je ne fais qu’effleurer rapidement, car l’énumération en serait vraiment trop longue, toutes les décisions politiques actuelles prises en opposition ouverte à l’objectif officiel d’enrayement de l’épidémie, qui passent par la classification début 2020 d’un médicament en vente libre depuis des décennies en substance vénéneuse, par le refus d’octroyer des autorisations administratives à des chercheurs proposant des tests pour détecter l’infection au coronavirus, par le refus de l’aide proposée par des industriels pour la fabrication de respirateurs… Ajoutons à cela, pour compléter le tableau, la déconstruction méthodique du service de santé publique, allant de la liquidation des stocks de matériels aux restrictions de lits et de personnels hospitaliers, aggravée depuis la présidence Sarkozy.
Cette crise sanitaire laisse ainsi apparaître les véritables acteurs politiques cachés derrière les oripeaux étatiques ! On perçoit, aujourd’hui mieux qu’hier, que l’Etat est tenu par des intérêts privés qui préconisent des remèdes très coûteux, voire peu efficients, en attendant le futur vaccin obligatoire. Sur la ligne d’arrivée pour gagner le cocotier des contrats publics et privés de commandes massives de vaccins : Johnson & Johnson qui annonce ce 31 mars qu’il sera prêt à tester son premier vaccin dès septembre 2020 ! D’autres laboratoires restent bien évidemment en lice pour la cagnotte du futur vaccin…
Il faut toutefois savoir deux choses. Premièrement, tous les vaccins rapidement fabriqués se sont historiquement révélés peu efficaces et même dangereux pour la santé humaine. Deuxièmement, un vaccin contre un virus par hypothèse mutant, comme l’est le coronavirus, a très peu de chance d’être efficace. Ce problème est aggravé par le fait que la maladie Covid-19 met en cause plusieurs souches différentes, dont l’une d’elle se subdivise encore en plusieurs variantes.
En conclusion, si les pouvoirs publics voulaient effectivement enrayer l’épidémie, ils décideraient de traiter, à moindre coût qui plus est, un maximum de gens en amont, comme le préconise le Dr. Raoult et d’autres grands spécialistes du monde entier. Cette aune du traitement médical préventif massif est la mesure exacte de l’honnêteté du gouvernement français.
En d’autres termes, si le gouvernement était honnête, il ne prendrait pas l’option dilatoire actuelle consistant à mettre tous les obstacles en place pour que les gens ne soient pas massivement traités selon les préconisations du Pr. Raoult ; pendant que les mesures de confinement ciblées sur les populations locales les plus normées deviennent de plus en plus rigoureuses alors même que ces mesures excluent les populations rebelles situées dans les zones de non droit, et les camps de migrants.
Par ailleurs, notons que le gouvernement français, qui a également récemment, sur préconisation de l’ONU, vidé massivement et prématurément les prisons de prisonniers de droit commun (ce qui a fait l’objet d’un communiqué officiel de professionnels de la magistrature), punira d’emprisonnement les contrevenants multirécidivistes qui auront dépassé leur heure de promenade quotidienne autorisée, qui auront dépassé leur périmètre de promenade autorisée, ou qui auront oublié leur laisser-circuler…
On se rend bien compte ici de deux choses :
Strategika – Cette pandémie précède-t-elle un effondrement économique et systémique ?
Plus de 3 milliards de personnes sont appelées à se confiner dans le monde. Pour la première fois de son histoire, l’humanité semble réussir à se coordonner de manière unitaire face à un ennemi global commun. Que vous inspire cette situation ?
Cette pandémie va-t-elle forcer l’humanité à se doter d’un gouvernement mondial comme le préconisait Jacques Attali lors de la pandémie de grippe A en 2009 ? En 2009 toujours, Jacques Attali expliquait que « l’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur ». Que vous inspire cette idée ?
VB : Effectivement, de multiples informations montrent que l’existence d’une pandémie était prévue, pour ne pas dire attendue, par un certain nombre d’institutions et de personnages, au premier rang desquels on peut citer, pèle mêle, la fondation Bill et Melinda Gates, le centre John Hopkins pour la sécurité sanitaire, le Forum économique mondial, l’OMS, la Banque mondiale, Jacques Attali, le magazine « The Economist » (année 2019 et 2020) … Avec le britannique Gordon Brown qui appelle ouvertement à la constitution d’un gouvernement mondial pour faire face à cette pandémie de coronavirus.
Nous faisons donc globalement, ou mondialement, si vous préférez, face à une situation inédite dans l’histoire, dans laquelle un petit groupe de gens, cachés derrière l’anonymat des capitaux et des institutions internationales et menés par quelques banquiers privés, organisent des chocs ou tirent parti de chocs afin de faire avancer leur agenda global de prise de contrôle politique du monde en instituant un « gouvernement mondial ».
Pour réaliser ce gouvernement mondial, il faut avoir préalablement développé, chez les individus en général et chez les dirigeants politiques en particulier, le sentiment de la nécessité d’une régulation des évènements à l’échelle globale. Une pandémie est en effet le phénomène qui répond le mieux à ce type de besoin. Dès le départ, on peut et on doit suspecter une manipulation.
Par ailleurs, il devient en effet de plus en plus évident que ce coronavirus résulte de la combinaison, aidée, de deux virus naturels, combinaison qui aurait malencontreusement fuité d’un ou de plusieurs laboratoires. Nous ne saurons probablement jamais le véritable déroulement des évènements ayant abouti à la dissémination de ce type de virus.
Ensuite, et en raison de l’homogénéisation de la réponse politique apportée à cette crise sanitaire par différents pays, il est tout à fait nécessaire que les citoyens victimes aiguisent leur vigilance et se tiennent sur leur garde car la manipulation devient évidente dans le contexte de privatisation généralisée des Etats.
Toutefois, on ne saurait trop insister sur l’impérieuse nécessité de discriminer les informations reçues. Ainsi, à titre personnel, je ne pense pas qu’il faille mettre sur un même plan la réponse politique chinoise et la réponse politique des pays européens.
D’une part, il ne faut pas oublier que la Chine, actuel opposant victorieux à l’hégémonie économique du bloc de l’ouest sous l’égide de l’OTAN, a été le premier pays attaqué par ce virus.
D’autre part, les dirigeants chinois ont publiquement incriminé les GI’s américains dans la propagation du virus sur leur territoire.
Enfin, il faut se souvenir qu’aux USA, se sont produits, courant 2019, deux évènements extrêmement importants qui peuvent aisément être corrélés :
Il devient assez loisible d’imaginer que les conséquences de cette fuite de matériel bactériologique, volontaire ou non (nous ne le saurons jamais), a été artificiellement endossée par le puissant lobby du tabac – ce qui lui a permis d’éliminer un concurrent inoffensif naissant mais menaçant (l’industrie de la cigarette électronique) – avec la bénédiction des instances gouvernementales qui ont ainsi évité d’avoir à rendre des comptes publics.
Par ailleurs, il faut absolument toujours conserver à l’esprit que les gouvernements officiels sont privatisés mais que même dans ce cas de figure, il y a quantité de gens qui œuvrent quotidiennement dans ces structures et qui ne sont pas eux-mêmes corrompus. Ainsi, même en cas de fuite bactériologique issue d’un laboratoire secret on ne peut pas être sûr que cette fuite soit volontaire ; des individus infiltrés et aux ordres directs des puissances financières peuvent très bien avoir organisé ces fuites à l’insu de leurs collègues.
Par ailleurs, je voudrais revenir sur l’existence des laboratoires secrets de recherche bactériologiques. Il faut comprendre que le problème se pose dans les mêmes termes qu’il s’est déjà posé en matière d’armes nucléaires : beaucoup de pays disposent légitimement de ce type de laboratoires sans qu’il soit question de les utiliser à des fins offensives. De la même façon, beaucoup de pays disposaient et disposent de l’arme nucléaire, tandis que très peu les ont utilisées à des fins offensives. Nous connaissons par ailleurs depuis longtemps la propension des puissances anglo-saxonnes et de leurs affiliés à cibler les populations civiles, qui n’ont, à vrai dire, à leurs yeux, aucune espèce d’importance et seraient plutôt considérées comme étant surnuméraires (voir les Georgia Guidestones, les travaux du « Club de Rome », et ceux de tous leurs descendants).
A ma connaissance, la puissance chinoise n’a jamais utilisé de façon offensive ni la bombe nucléaire, ni toute autre arme de destruction massive. En revanche, les USA, et leurs affiliés, n’ont plus de preuves à apporter quant à leur capacité à utiliser ce type d’armes pour viser, en particulier (c’est devenu une sorte de spécialité) les populations civiles.
Une fois ces préalables explicités et le contexte rétabli, il devient possible de répondre à votre première question.
En effet, la mise en confinement des gens bien-portants porte un coup d’arrêt brutal à l’économie des pays. En fonction de la durée du confinement, ces pays, surtout lorsqu’ils sont endettés, ne pourront que très difficilement s’en remettre. Cette remise sur pied devra, à l’évidence, s’accompagner d’une remise en cause de leur fonctionnement interne. Par ailleurs, les bienfaits abondamment claironnés de la globalisation économique, qui a rendu chaque pays dépendant des autres, reçoivent, eux aussi, un énorme démenti par cette crise sanitaire qui rend visible l’extrême dénuement industriel des pays dits développés, lesquels ne sont plus autosuffisants en quoi que ce soit. On peut en effet en déduire, sans risque d’erreur, qu’il y aura un « avant la crise du coronavirus » et un « après la crise du coronavirus ».
Nous sommes collectivement sur une ligne de crête et les choses peuvent basculer, en fonction de la capacité de réaction des citoyens, soit dans le sens du globalisme intégral avec gouvernement mondial, soit dans celui d’une reprise en main politique des pays par leurs ressortissants.
Strategika – Comment voyez-vous l’évolution de la pandémie et ses conséquences politiques et sociales dans les semaines et les mois à venir ?
VB : Soit les citoyens cèderont à la peur, soit ils réfléchiront et comprendront que la peur est elle-même entretenue de façon contrôlée par leurs dirigeants qui prennent toutes les décisions permettant au coronavirus de se propager en toute tranquillité, ou plutôt, en toute facilité. C’est ainsi, qu’ils refusent à leur population l’accès aux soins et médicaments utiles à l’endiguement du processus de contamination pendant qu’ils mettent les gens en confinement suffisamment longtemps pour pouvoir leur imposer – il s’agit ici de la mise en œuvre de la « servitude volontaire » – un futur vaccin miracle. Ce vaccin, outre son prix financier, sera sans doute agrémenté de sels d’aluminium (qui est devenu l’adjuvant obligatoire), d’arn messagers (qui permettront de faire, in vivo et à grande échelle, des expériences génétiques sur le génome humain), et surtout de puce RFID, qui permettront à tout un et chacun de recevoir ses rémunérations et d’avoir accès à son compte en banque.
Cette étape de la vaccination obligatoire sera tout à fait décisive pour assurer aux globalistes (banquiers, big pharma et consorts) le contrôle direct sur les populations. Chaque personne devra ainsi obéir sous peine de se voir retirer l’accès à tous ses moyens de subsistances. Etant ici précisé qu’en raison de l’effondrement économique, il est fortement à craindre que les moyens de subsistances ne soient in fine aucunement reliés à un travail individuel productif mais plutôt à un subside universel reçu de l’Etat fantoche entièrement aux ordres des puissances financières.
Strategika – Existe-t-il une issue politique à la situation que vous venez de décrire et quelle forme pourrait-elle prendre selon vous ?
VB : Il faut partir du principe naturel que chaque problème a une solution à la condition exclusive d’être bien posé. Dans le cas présent, bien sûr qu’il existe des issues politiques à ce problème, je dirai même que les seules issues favorables sont de nature politique au sens propre du terme. Autrement dit, seule une reprise en main politique de l’organisation des Etats par leurs ressortissants pourra aboutir à une issue favorable aux populations. Sinon, nous assisterons au basculement général souhaité par l’oligarchie supranationale vers un gouvernement mondial aux mains des puissances financières, les populations étant vouées à être fortement réduites puis mises en esclavage, pour la partie qui aura survécu.
J’ai, dans mes travaux, expliqué comment la Société pourrait être réorganisée pour devenir réellement politique, c’est-à-dire pour que les ressortissants des Etats puissent devenir acteurs à part entière des choix politiques de leur pays. Il suffit de consulter la partie « Le renouveau institutionnel » situé page 278 et suivantes de mon ouvrage « Les raisons cachées du désordre mondial », publié en mars 2019 aux éditions Sigest. Je ne reviendrai pas ici sur ce sujet qui requiert des développements trop long. Ces développements seront peut-être l’occasion d’un nouvel entretien pour Strategika ?
Strategika – Comment liez-vous la crise actuelle à votre domaine d’expertise et à votre champ de recherche ?
VB : En vérité, cette crise est liée à mes travaux à plusieurs égards. J’ai mentionné, ci-dessus, la question institutionnelle d’organisation des Etats. Mais ce n’est en effet pas le seul lien. L’autre lien très important est relatif aux évolutions en cours de la monnaie mondiale.
J’ai déjà expliqué à maintes et maintes reprises que le Brexit, dont on peut se féliciter en apparence, avait été initié par les banquiers de la City afin d’avoir toute liberté d’action, en étant libérés des lourdeurs institutionnelles de l’UE, pour piloter le changement de monnaie mondiale.
Comme prévu par Keynes au siècle dernier, le dollar, sous la double casquette de monnaie nationale et de monnaie mondiale, n’était, dès le départ, économiquement pas viable. Ainsi, sa fin prévisible pouvait être programmée. Elle a eu pour première étape sa décorrélation du standard or tandis que la seconde étape, à laquelle nous assistons en direct, est sa décorrélation du standard pétrole qui avait succédé au standard or.
Actuellement, la plupart des pays du monde sont convaincus de l’inanité de conserver le dollar comme monnaie de réserve internationale. Trump lui-même passe à l’action puisqu’il vient de prendre des mesures pour fusionner la Fed et le département du Trésor dans l’objectif de créer, sur le modèle du Yuan et du Renmibi, deux types de dollar : un dollar interne et un dollar devise qui circulera sur les marchés internationaux. Le reset monétaire approche donc à grands pas. Ainsi, une monnaie mondiale viable, contrôlée par les banquiers il va sans dire, pourra bientôt voir le jour, sous forme de panier de devises, qui circulera de façon entièrement dématérialisée.
Je ne détaillerai pas ici – car les développements y seraient trop longs – l’escroquerie bancaire originelle ayant consisté à identifier la monnaie avec un bien matériel (au départ un métal précieux) dans le commerce. Toute une histoire, que je raconte dans mon livre, co-écrit avec le banquier Jean Rémy, intitulé « Du nouvel esprit des lois et de la monnaie », publié en juin 2017 aux éditions Sigest.
J’ajoute que la fin du dollar en tant que monnaie internationale est la condition sine qua non pour qu’advienne une monnaie mondiale viable, du moins selon les critères de fonctionnement économiques et monétaires imposés par les banquiers internationaux. Or, la fin du dollar monnaie mondiale suppose la fin de l’hégémonie de l’empire américain. Dès lors, il devient facile de comprendre que certains membres décisionnaires de cet empire se sont violemment opposés, et s’opposent encore violemment, à ce projet qui aboutira à une disparition de leurs situation dominante. Cette partie des dirigeants américains qui se rebellent peut être qualifiée de patriote, il s’agit des gens qui étaient ouvertement impliqués dans la domination du monde par les américains eux-mêmes. A l’opposé, ces derniers ont pour pires ennemis internes les globalistes apatrides, dont la tête se situe à la City of London, et qui œuvrent en sous-mains pour l’avènement d’un gouvernement mondial, lequel suppose la disparition de l’empire US.
Cette distinction, essentielle à la bonne compréhension des choses, entre dirigeants patriotes et dirigeants apatrides existe également en Chine et en Russie où, par exemple, le gouvernement civil semble dirigé par les partisans des globalistes apatrides tandis que l’armée semble aux mains des dirigeants patriotes, Putin faisant la jonction entre les deux factions opposées. Concernant la Chine, il faut garder à l’esprit le considérable nettoyage ayant eu lieu depuis des années, y compris dans les plus hautes instances dirigeantes, pour purger l’appareil d’Etat des élites compradores, lesquelles peuvent être reliées aux dirigeants apatrides siégeant à la City of London. Cette opposition entre dirigeants patriotes et dirigeants compradores existe également dans des pays comme l’Iran.
Ainsi, dans cette lutte de nature géopolitique, structurée autour des questions juridiques d’organisation du circuit de commandement, rien ne me semble encore acquis ni pour un camp, ni pour l’autre. Il est néanmoins possible de faire la prévision selon laquelle la victoire serait écrasante pour les patriotes, à la condition que ces derniers s’allient avec leur population et ne cherchent pas à la dominer, comme cela leur a été inculqué par leurs anciens alliés compradores.
Rien ne résisterait à l’alliance entre dirigeants patriotes et populations locales. C’est précisément cette alliance que redoutent les puissances globalistes. Notons à cet égard que les mesures restrictives de liberté ordonnées par les différents gouvernements pour lutter contre la propagation du coronavirus vont à l’encontre de cette alliance naturelle qui permettrait le succès des patriotes sur les globalistes. Vous voyez que les choses ne sont pas simples… et que, décidemment, cette « pandémie de coronavirus » arrive à point nommé pour soutenir la stratégie des globalistes alors que ces derniers étaient en situation de faiblesse…
D’un autre côté, cette pandémie permet des ouvertures inespérées dans la remise en cause générale de la stratégie globaliste. Encore faut-il avoir le courage de saisir cette occasion. Je terminerai mon exposé en disant que les cartes sont actuellement dans les mains des populations civiles : ces dernières ont enfin, phénomène unique dans l’histoire, la possibilité de reprendre leur destin en main ; ce qui signifie, très précisément, qu’elles ont la possibilité de réinstaurer des gouvernements politiques en lieu et place des ersatz actuels entièrement aux mains des puissances financières. Les peuples auront ce qu’ils méritent : ils recevront, s’ils acceptent de se prendre en charge – en contrepartie d’un peu de courage – des fruits extrêmement bénéfiques… mais l’accepteront-ils ? Là est la question… Je profite de ce texte pour rendre hommage au travail de structuration politique fait, en France, par les Gilets Jaunes constituants, qui ont pleinement compris et anticipé cette problématique de fond.
Finalement, les lois naturelles, tellement honnies des globalistes, reprennent le dessus et les choses vont entrer dans l’ordre : soit on lutte collectivement pour survivre collectivement, soit on ne lutte pas collectivement et ce sera la fin de la civilisation et de la liberté, y compris celle de vivre et de mourir.
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Yves Razir
Un mot d’ordre avait visiblement été donné et la consigne a été respectée. Lundi, à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer, les autorités de santé et les médias vautrés devant elles ont concentré leur propagande sur le thème des papillomavirus humains et des cancers qu’on leur attribue.
L’église de vaccinologie a sorti la grosse artillerie puisqu’elle a envoyé au front le gratin de l’OMS et la directrice du CIRC, le Centre International de Recherche sur le Cancer.
Cible de ce tir nourri : les « rumeurs » relatives à la nocivité et à l’inefficacité du vaccin censé prévenir le cancer du col de l’utérus.
Selon les organismes internationaux et la presse qui se contente de copier-coller leurs communiqués, il est en effet urgent de « tordre le cou » aux médisances anti-vaccinales qualifiées de dangereuses fake-news. Si ces racontars persistent et si la prévention vaccinale ne monte pas en puissance, avertissent les instances sanitaires, les tumeurs utérines pourraient provoquer 460.000 morts par an d’ici 2040. Outre le cancer du col, les HPV seraient également à l’origine de cancers anaux et buccaux à la suite de rapports sexuels extra-génitaux, ce qui pousse de nombreux pays, dont la France et la Belgique, à élargir la vaccination aux jeunes garçons. L’OMS recommande a minima de vacciner toutes les filles âgées de 9 à 14 ans, moyen « sûr et indispensable » pour éliminer le cancer du col utérin.
Le problème, c’est qu’il s’agit d’une double et colossale INFOX, comme l’académie française nous suggère d’appeler l’intox déguisée en info. Non seulement le vaccin provoque de fréquents et redoutables effets secondaires, mais son efficacité est absolument nulle.
Dans un dossier datant de mars 2014 et que vous pouvez (re) lire en cliquant ici, Néosanté vous a déjà amplement dévoilé ce gigantesque scandale transformant les femmes en cobayes d’une expérimentation à grande échelle vouée à l’échec. Cinq ans plus tard, cet échec ne fait plus de doute puisque le cancer du col de l’utérus progresse dans les pays qui ont généralisé la vaccination ! C’est notamment le cas en Grande-Bretagne, en Suède et en Australie. Dans ce dernier pays, les adolescentes qui ont été massivement vaccinées entre 13 et 17 ans ont vu leur risque de cancer du col multiplié par deux ! Idem outre-Manche, où le taux de cancer du col des femmes âgées de 25 à 29 ans a doublé et a augmenté de 70% chez les femmes âgées de 20 à 24 ans.
Ce qui est vrai, c’est que le vaccin agit en contrariant la circulation de deux souches de papillomavirus, le HPV 16 et le HPV 18, qui sont impliqués dans 70% des lésions précancéreuses. Personne ne conteste ce fait.
Mais il est totalement mensonger d’affirmer que cette influence réduit l’incidence du cancer du col dans la population globale. C’est exactement le contraire qui se produit.
Il est donc tout aussi faux de titrer, comme l’ont fait récemment de nombreux journaux, que l’Australie était sur le point d’éradiquer les cancers du col utérin. Au lieu de s’en prendre aux « rumeurs », l’OMS ferait bien de tordre le cou à ses propres mensonges.
Ce travestissement de la vérité est toutefois compréhensible : le hiatus entre les statistiques du cancer et l’action avérée du vaccin sur certaines souches virales constitue un insoutenable paradoxe pour l’idéologie pasteurienne.
En théorie, le reflux des agents infectieux devrait freiner l’évolution pathologique au lieu de la faire flamber. Si on s’aperçoit que la stimulation immunitaire artificielle produit un résultat inverse aux prévisions, c’est le principe même du procédé vaccinal qui risque d’être remis en cause.
Big Vax et ses apôtres préfèrent donc mentir éhontément que reconnaître la faillite de leur pseudo-science. Tout comme l’autruche s’enfouit la tête dans le sable, la médecine s’enfonce dans le déni pour ne pas se confronter à la réalité.
Et cette réalité, c’est que la manipulation de l’écologie microbienne entraîne des conséquences encore plus graves que le fléau qu’elle est supposée endiguer. Heureusement, tous les membres du corps médical ne pratiquent pas l’auto-aveuglement.
Il en est qui n’hésitent pas à ruer dans les brancards, comme les cancérologues Nicole et Gérard Delépine. Trublions de l’oncologie française et de ses protocoles imposés, les époux Delépine viennent de faire irruption dans le débat sur la vaccination en publiant un livre-brûlot intitulé « Hystérie vaccinale ».
Dans cet ouvrage, le couple dévoile précisément l’effet paradoxal de la vaccination HPV et il s’insurge contre l’occultation du phénomène. Selon les deux auteurs, qui s’appuient sur des chiffres officiels et des études publiées, il se pourrait fort bien que le vaccin se comporte comme un facilitateur et/ou un accélérateur du cancer du col, au lieu d’y faire barrage.
Bien sûr, l’industrie vaccinaliste et ses relais médiatiques se sont empressés de les clouer au pilori. La corporation des gynécologues leur est également tombée dessus à bras raccourcis. Et lundi, quand il s’est attaqué aux « rumeurs », l’establishment sanitaire visait certainement le tandem médical et son bouquin explosif. Et si on écoutait leurs arguments ? Nicole et Gérard Delépine ont répondu aux questions de Pryska Ducœurjoly pour le mensuel Néosanté. Les données citées plus haut proviennent d’ailleurs de cette interview détonante.
À lire dans le numéro de février, pour ne plus se laisser gruger par les autruches menteuses.
Yves Razir, directeur de la revue neosante
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Question à 50 milliards de dollars : quelle est la plante qui, selon le magazine Forbes, va représenter d’ici quelques années un marché mondial atteignant ce montant astronomique ? Si vous donnez votre langue au chat, sachez que cette plante est pourtant une des premières à avoir été domestiquée par l’homme au néolithique. Des traces de son utilisation ont notamment été trouvées en Chine sur un site archéologique daté de 8000 av. J.-C. Au tout début de l’âge du bronze, les tribus venues d’Asie l’ont emmenée en Europe où elle a été rapidement adoptée tout à la fois pour ses graines oléagineuses nourrissantes, les propriétés médicinales de sa résine et la solidité de ses fibres servant à fabriquer papier, vêtements, cordages et voiles. Dans l’Antiquité, elle était autant connue des Égyptiens, des Hindous, des Grecs et des Romains que des peuplades gauloises et germaniques. Si vous ne voyez toujours pas, sachez que ce végétal, dont la culture fut fortement encouragée par l’empereur Charlemagne, couvrait encore des dizaines de milliers d’hectares dans nos campagnes au début du 20ème siècle, avant d’être détrônée au profit de matières pétrochimiques. Et comme ultime indice, sachez que cette plante bénéficie aujourd’hui d’une réhabilitation agricole car elle permet de fabriquer un excellent matériau isolant, du biocarburant sympa pour le climat, mais aussi des aliments et de l’huile de grande qualité, riche en bons acides gras. Qui plus est, elle pousse partout et n’a pas besoin d’engrais ni de pesticides pour croître à vive allure sur des sols pauvres !
Cet extraordinaire cadeau de la nature est évidemment le chanvre, de son nom latin Cannabis sativa.
Qui dit cannabis dit bien sûr haschich (tiré des sommités fleuries) ou marijuana (issue des feuilles). C’est parce qu’il possède des effets psychotropes que le « chanvre indien » a été affublé depuis le Moyen-âge d’une réputation maléfique. Bien que cette drogue naturelle ne soit jamais mortelle (aucune overdose possible) et que la plupart des variétés contiennent peu de THC (la substance psychoactive), le chanvre fut prohibé au siècle dernier et cette interdiction fut également fatale à son usage médicinal multi-millénaire.
Avant 1930, en Occident, l’extrait alcoolique de cannabis était l’un des remèdes les plus vendus en officine et sa teinture entrait dans la composition d’une majorité de médicaments. En Angleterre, par exemple, la reine Victoria se l’était vu prescrire pour soulager ses douleurs menstruelles et au Maroc, le roi Mohammed V en consommait pour soigner sa maladie de Parkinson.
Un siècle plus tard, cette panacée est tombée dans l’oubli et plus aucune pharmacie ne pourrait vous en délivrer ! Mais l’heure de la revanche a sonné pour la plante injustement bannie. Depuis deux décennies, ses propriétés thérapeutiques font l’objet d’intenses recherches scientifiques, au point que la littérature médicale recense aujourd’hui plus de 23.000 études sur le sujet. Et on lui a trouvé tellement de vertus que son retour dans la légalité est désormais une réalité ou une perspective imminente. Au Canada, en Suisse et dans de nombreux états américains, la levée de l’interdiction est effective tandis que plusieurs pays de la communauté européenne sont en train d’examiner le dossier.
En Belgique et en France, les autorités ont déjà autorisé le recours au Sativex, prescrit pour le traitement des douleurs associées à la sclérose en plaques. En Allemagne et au Royaume-Uni, c’est le Marinol qui a obtenu le feu vert pour venir aux patients cancéreux et sidéens dont le cannabis améliore l’appétit ou soulage les nausées liées aux chimiothérapies. Dans les prochaines années, ce sont certainement des dizaines d’autres produits dérivés du chanvre qui vont décrocher le droit de figurer sur des ordonnances !
Mais le retour en grâce ne fait que commencer car l’arbre pharmaco-médical soumis à une réglementation stricte cache une immense forêt libre d’accès ! En travaillant sur le cannabis, les chercheurs ont en effet découvert que le THC (tetrahydrocannabinol) n’est pas le seul principe actif intéressant dans la plante. Il y a aussi le CBD (cannabidiol), une famille de molécules qui compte plus de 80 variétés et dont chacune possède des propriétés médicinales. Or, et c’est ça qui est remarquable, les CBD abondent même quand le THC est absent ! Ça signifie que le remède obtenu reste efficace même si son pouvoir psychotrope est nul. Et ça veut dire que l’huile de chanvre possède déjà mille et une vertus pourvu que le procédé d’extraction assure la présence des fameux cannabinoïdes, lesquels sont dénués de toute toxicité et n’entraînent aucun phénomène de dépendance. En conséquence, cette forme de cannabis médical échappe non seulement à la législation sur les stupéfiants, mais aussi à celle sur les médicaments puisque le CBD est considéré comme un complément alimentaire, en vente libre moyennant quelques règles d’étiquetage.
Aux yeux du Comité International Olympique et de l’Agence Mondiale Antidopage, le cannabidiol n’est pas non plus un instrument de triche sportive et n’est donc pas interdit aux athlètes. Parce que son action est limitée ? Que nenni. Hormis le traitement des douleurs fortes et celui des dépressions sévères pour lesquels le THC demeure précieux, le CBD peut largement suffire à pratiquer l’art de (s’auto) guérir. J’ai sous les yeux la liste des maladies pour lesquelles la science a vérifié les bienfaits des CBD : de l’acné à l’ostéoporose en passant par l’autisme, l’épilepsie, le cancer ou l’iléite de Crohn, il y en a plus de 50 ! Vous pouvez consulter cette liste en cliquant ici. Quand je vous parlais de panacée, ce n’était pas du tout exagéré.
L’explication d’une telle polyvalence réside aussi dans l’avancement des connaissances. Assez récemment, la science a en effet découvert que le corps humain synthétisait ses propres cannabinoïdes, un peu comme il sécrète les hormones et produit ses propres vitamines. L’un d’entre eux, l’anandamide, est même libéré par la paroi de l’utérus au moment où le spermatozoïde féconde l’ovule. Dès sa vie embryonnaire, on peut dire que l’être humain se « shoote » au cannabis ! À l’instar des cannabinoïdes végétaux, ces cannabinoïdes endogènes communiquent avec des récepteurs à la surface des cellules. Et de cette communication, dépend notamment l’efficacité des mitochondries, ces granules d’origine bactérienne qui font office de « centrales énergétiques » cellulaires. En plus de stimuler la fonction mitochondriale, les CBD participent à l’homéostasie du corps, autrement dit à la capacité de tout être vivant de conserver son milieu intérieur en équilibre. Pour l’homme, il s’agit, entre autres, de la respiration, du rythme cardiaque, de la température, de la composition du sang, de la miction et de la sudation, de la digestion, bref de tout ce qui assure la survie de l’organisme, son fonctionnement optimal et sa résistance aux différents types de stress. La recherche a également révélé que les cannabinoïdes agissaient comme des agents de défense biologique en étant capables de cibler les cellules endommagées sans affecter les cellules normales. Ubiquitaires dans le système nerveux et le système immunitaire, les CBD font donc figure de molécules indispensables à la santé dans sa globalité. Lui fournir un appoint végétal, c’est assainir son terrain et contribuer à le maintenir en bon état !
Tout cela, nos ancêtres du néolithique l’avaient déjà compris, et peut-être même nos ancêtres chasseurs-cueilleurs puisque certaines tribus nomades pré-agricoles consommaient déjà du chanvre, par voie orale ou par fumigation. Cette plante sacrée était également au centre de rituels religieux très anciens car il en est fait mention dans les Védas, ainsi que dans la bible hébraïque. Selon certains historiens, l’huile de cannabis serait même impliquée dans l’avènement du christianisme ! Je vous parlerai de cette hypothèse fascinante une prochaine fois car elle vaut vraiment qu’on la prenne au sérieux. Dans l’immédiat, je vous confesse une chose : il y a deux jours, j’ignorais à peu près tout des cannabinoïdes et de leurs atouts thérapeutiques. Si je me suis ouvert à cet univers, c’est parce j’ai rencontré un de ses experts, un Belgo-Hongrois actif dans la santé naturelle depuis longtemps et travaillant dorénavant pour une firme américaine qui a développé un huile de chanvre biologique optimisée en CBD (avec 0% de THC), des huiles essentielles exceptionnelles, ainsi qu’une gamme cosmétique à base de cannabidiol. Kàroly Vörös, c’est le nom de ce spécialiste intarissable, anime justement une conférence par internet ce mercredi soir à 20h. Vous pouvez y assister en cliquant ici et en mentionnant que c’est moi qui vous invite (*). Bien sûr, il va profiter de cette réunion virtuelle pour vous vanter les produits Kannaway, la société qu’il représente. C’est son métier, et c’est bien normal. Mais vous pouvez très bien profiter de sa causerie et ne rien acheter à la fin. Si, au contraire, vous voulez zapper la présentation et tester sans tarder cette thérapie d’avenir dans l’une ou l’autre de ses applications, vous pouvez aller directement sur le site et passer commande encliquant ici. Moi, je vous avoue que je me suis laissé tenter et que je suis impatient de recevoir mon colis. Impatient d’éprouver les effets relaxants et apaisants de ce cannabis médicinal qui, je vous le rappelle, n’est nullement addictif et se commercialise en toute légalité. Tout praticien de santé et tout particulier peuvent s’approvisionner en toute confiance. Personnellement, j’ai décidé de contribuer à la résurrection en cours sans me contenter d’y assister. Je suis persuadé que cette plante prodigieuse n’a pas fini de nous étonner et j’ai le sentiment qu’elle peut puissamment aider, sans transformer ses consommateurs en toxicomanes, à prévenir et solutionner les conflits psycho-émotionnels à l’origine des maladies.
Yves Rasir (directeur de la revue Néo Santé)


« La maladie prend maintes formes, tout comme le manque de pardon. les formes de l’un ne font que reproduire les formes de l’autre, car ils sont une même illusion. Ils se traduisent si étroitement l’un dans l’autre que l’étude attentive de la forme que prend une maladie indiquera très clairement la forme de manque de pardon qu’elle représente. Or voir cela ne fera pas guérir. Cela ne s’accomplit que par cette seule reconnaissance: que seul le pardon guérit un manque de pardon, et que seul le manque de pardon peut donner lieu à quelque maladie que ce soit. »
Supplément à Un Cours en Miracles
Cela ne peut se comprendre qu’en admettant que la cause, l’origine de toute maladie ne se trouve pas dans le corps mais sur le plan émotionnel. Toutes les peurs, c’est à dire les rancoeurs, frustrations, manques, dévalorisations, etc, entretenues et crées par nos croyances et/ou nos mémoires vont se refléter dans le corps tant qu’elles n’ont pas été transformées en amour et en paix grâce au pardon.
Tout comme un manque de pardon peut se traduire un jour par une maladie, de même le pardon peut la guérir.
Jean Graciet
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La semaine dernière, je suis allé écouter une conférence de Daniel Miron, de passage à Bruxelles. Après plusieurs années essentiellement consacrées à ses consultations, le thérapeute canadien est en effet reparti dans une grande tournée de stages et de réunions informatives aux quatre coins de la francophonie(1). D’ici fin 2017, il lancera aussi une formation destinée aux professionnels. Bien qu’il ait écrit le livre « Décodage psychosomatique des maladies et comportements connexes » (2), ce sympathique Québécois ne se la pète pas et il se définit lui-même comme un « homme des bois » sans prétention intellectuelle. Il connaît bien la théorie psychobiologique pour s’être formé longtemps auprès du Dr Claude Sabbah, mais son truc, c’est la pratique concrète du décodage des maladies et la relation d’aide. En 15 ans, il a rencontré et aidé pas moins de 5.000 patients ! Cette expérience humaine extraordinaire le mène aujourd’hui à proposer sa propre méthode d’accompagnement (3), basée sur l’écoute attentive, la bienveillance et la compassion. Dans sa belle province natale, on a surnommé Daniel Miron « l’homme qui murmure au subconscient ».
Évidemment, je n’ai pas appris grand chose à cette soirée d’information sur le sens des maladies, puisque j’ai moi-même suivi l’enseignement de « la biologie totale des êtres vivants », fondée en bonne partie sur les découvertes du Dr Hamer. En revanche, j’ai adoré les moments où Daniel a raconté des « cas cliniques » de malades qu’il a suivis et qui sont aujourd’hui guéris. C’est à travers ces histoires de vie et ces récits de guérison que la genèse psycho-émotionnelle des maladies s’exprime le plus lumineusement et que leur dénouement peut inspirer d’autres personnes souffrantes. Dans la revue Néosanté, la rubrique « Le plein de sens » a précisément pour but de partager les témoignages de gens soignés ou soignant avec succès par décodage biologique. Nous en avons déjà publié plus d’une centaine. Parmi les cas évoqués ce soir-là, il en est un qui aurait largement mérité d’être imprimé dans les pages de notre mensuel. Mais comme Daniel Miron est plus un homme d’action qu’un homme de plume, je me permets de résumer moi-même la belle histoire qu’ils nous a contée.
Appelons la Betty. Betty est une femme d’une quarantaine d’années à qui on vient de diagnostiquer un cancer du sein gauche. Les médecins lui ont précisé que sa tumeur était de « grade 4 », qu’elle se métastasait aux ganglions et que les traitements seraient très probablement vains. Avec une délicatesse assez typique de sa profession, l’oncologue lui a pronostiqué une espérance de vie de…. deux mois. C’est alors qu’elle échoue chez Daniel Miron. Comme la femme est droitière (4), ce dernier sait déjà qu’il peut suspecter une grave « conflit du nid » avec un enfant réel ou symbolique. Dans la nature, la tumeur mammaire est en effet la solution du cerveau animal pour produire ou acheminer un lait maternel plus abondant et plus riche. C’est ainsi que certaines femelles mammifères réagissent lorsque leurs petits se perdent ou qu’on les arrache à leurs mamelles. Il en va souvent de même chez l’être humain. Le cancer du sein est un programme « turbo » destiné en quelque sorte à compenser la séparation spatiale par une lactation plus efficace. Le thérapeute demande donc à sa patiente si un de ses enfants n’a pas brutalement déserté le nid familial relativement récemment. De fait, Betty confie que sa fille chérie de 16 ans a quitté le foyer il y a 3 ans sans crier gare et qu’elle n’a plus donné signe de vie. Malgré d’intenses recherches, les parents n’ont pas réussi à localiser la fugueuse et ils ne savent même pas si elle est encore vivante. Ce drame les a pris complètement au dépourvu.
Le choc causal étant clairement identifié, Daniel Miron réfléchit à toute allure et se dit que la solution pratique du conflit – les retrouvailles mère-fille – est ici impossible, du moins à court terme, et qu’il faut trouver autre chose. Il demande donc à Betty d’imaginer que sa fille chérie est décédée et qu’elle-même a surmonté la tragédie. Par un exercice de visualisation, il l’invite à se projeter dans ce futur fictif, à se voir survivre à sa peine et à retrouver goût à la vie. Heureusement pour elle, la maman éplorée réussit cet exercice guidé et parvient à se visualiser dans un état émotionnel apaisé. La consultation suivante doit avoir lieu trois semaines plus tard. Entretemps, Betty se soumet à de nouveaux examens dont elle reçoit rapidement les résultats : ses médecins n’en reviennent pas car elle totalement guérie, toute trace de sa tumeur mammaire et des atteintes ganglionnaires ayant disparu ! Cela se passait il y a 17 ans et l’ex-cancéreuse n’a pas rechuté. Grâce au travail de deuil express ? Difficile à dire, car Daniel Miron n’a pas seulement décodé la fugue en tant qu’élément déclencheur. Par des questions précises, il a fait prendre conscience à sa patiente qu’elle-même, à 16 ans, avait été « mise à la rue » par sa mère violente et alcoolique. Elle s’était jurée de ne pas reproduire le scénario mais un schéma relationnel différent s’est quand même soldé par un « désenfantement » similaire. C’est ce qu’on appelle, en psychobiologie, un conflit « programmant ». À la naissance, Betty est née avec le cordon autour du cou et n’a dû son salut qu’à une coupure anticipée du lien ombilical. C’est ce qu’on appelle un conflit périnatal « pré-programmant ».
Par une belle intuition, qui est le propre des bons thérapeutes, Daniel Miron a également interrogé Betty sur ses rapports avec son mari. Celle-ci a avoué que le couple battait de l’aile et qu’elle ne se sentait plus désirée ni désirable. Le thérapeute canadien a alors incité sa compatriote à forcer une discussion avec son époux et à lui ouvrir son cœur à défaut de lui dévoiler son corps. L’échange a eu lieu le soir-même, le mari a sangloté qu’il se sentait mal-aimé aussi, les deux conjoints se sont retrouvés et la réconciliation s’est achevée au lit ! Sans doute la mésentente conjugale était-elle étrangère à la somatisation au sein gauche, mais il va de soi que la poitrine dans son ensemble a bénéficié du rapprochement amoureux. Quand il s’agit de renouer avec un ciel bleu, tous les nuages sont à chasser et cette éclaircie-là a peut-être été décisive. En tout cas, Daniel Miron ne conçoit pas un parcours de guérison sans que les dévalorisations connexes et les conflits adjacents ne soient eux aussi résolus par « l’ouverture du cœur ». À Betty, il a demandé de pardonner intérieurement à sa propre maman qui l’avait mise à la porte à 16 ans et qui, à son corps défendant, lui avait passé la corde au cou à l’accouchement. Il n’y a ni victime ni coupable en biologie, seulement les lois de la biologie….
L’épilogue de cette guérison spectaculaire est encore plus interpellant. Peu avant la deuxième consultation (ou peu après, je ne sais plus très bien), le téléphone sonne et Betty décroche : c’est sa fille disparue qui appelle au secours ! Elle avait fui sa bourgade québécoise trois ans plus tôt pour suivre un mauvais garçon à Toronto, 600 kilomètres plus loin. Battue par ce compagnon et obligée de se prostituer, elle venait de se décider à reprendre son destin en main et à appeler ses parents à l’aide. Vous pouvez le croire, ça ? Si vous ne le pouvez pas, allez demander l’identité de Betty et vérifiez vous-même ce que Daniel Miron raconte. Moi, je n’en ai guère besoin car ce n’est pas la première fois qu’en j’entends le récit de ce genre de coïncidences magiques. Qu’on les appelle « synchronicités » ou phénomènes résultant de la « loi d’attraction », elles témoignent que le monde extérieur bouge et se transforme lorsque s’accomplit une évolution intérieure. Tout comme la maladie est un jeu de poupées russes où les conflits sont imbriqués, la guérison est un bowling où une quille renversée peut faire basculer les autres et aboutir au strike. Encore faut-il croire en ses chances, s’emparer d’une boule et oser entamer la partie….
Yves Rasir
1- Toutes les dates des conférences et stages en rapport avec le décodage psychobiologique des maladies, du moins toutes les activités dont nous avons connaissance en France, Belgique, Suisse et Québec, sont publiées dans le Décodagenda du mensuel Néosanté.
2- Aux éditions Quintessence. Ouvrage disponible dans la boutique de notre site, en catégorie Médiathèque.
3- Pour plus d’infos sur la méthode Miron, cliquez ici
4- S’agissant des organes doubles, le côté où se produit la somatisation dépend en effet de la latéralité. Chez une femme gauchère, le ressenti d’ « enfant tombé du nid » affectera le sein droit. C’est encore une des découvertes majeures du Dr Hamer.

Jean Graciet
Maître praticien PNL, praticien EFT, praticien en Hypnose, consultant en décodage biologique
Astrologie Karmique
formateur, conférencier, auteur
Dans mes consultations je privilégie l’accompagnement des personnes désireuses d’aller plus en avant dans la compréhension de la véritable cause de leur symptômes ou de leur maladies. Découvrir le sens et la cause de sa maladie c’est déjà faire un grand pas vers la guérison. On appelle cela la prise de conscience. Maintenant, est-ce suffisant pour basculer de la maladie vers la guérison? Quelquefois oui, mais mon expérience me fait dire que ces cas sont rares. Il reste un cheminement à accomplir, plus ou moins long, si l’on veut atteindre, en parallèle avec la médecine classique, une amélioration significative voire à une guérison complète.
Je propose des consultations à Lavelanet (24, chemin des Rives de Bénaix – 09300).
Si vous venez de loin vous pourrez rester sur place et ne repartir que le lendemain en profitant d’une nuit de repos dans une de nos chambres d’hôtes. (www.la-maison-du-cedre.com)
– Prix de la 1ère consultation d’une heure est de 60€. (Le prix des suivantes sera de 50€)
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Vous pouvez payer pour une 1ère consultation ou les arrhes pour une consultation plus une chambre en ligne par PayPal en cliquant sur le bouton ci-dessous. Le montant sera 60€.
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Ho’oponopono n’est pas une technique thérapeutique, mais la pratique et l’esprit nous accompagne à chaque instant et principalement dans l’accompagnement thérapeutique.
– Une consultation traditionnelle et karmique de 2 heures : 140€
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Les consultations se font par skype (paiement à l’avance par paypal) ou en cabinet au :
24, chemin des Rives de Benaix à LAVELANET (09300)





Pour réserver appelez moi au :
00 33 (0) 6 12 74 05 60
ou par mail : jean.graciet@live.fr
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Au début de l’été dernier, j’ai reçu un mail qui m’a autant surpris que ravi : il émanait du Dr Dominique Lejeune, abonnée à la revue Néosanté et par ailleurs, m’apprenait-elle, médecin interniste au Centre Hospitalier Universitaire du Mont-Godinne, près de Namur en Belgique. Dans ce mail, la doctoresse me confiait son bonheur d’avoir découvert notre mensuel grâce à une infirmière de l’hôpital et d’y avoir trouvé la confirmation de ce qu’elle toujours pensé : les maladies ne se déclenchent pas fortuitement car elles sont précédées d’un choc psycho-émotionnel. Connaissant les travaux du Dr Hamer, elle précisait avoir toujours vérifié dans sa pratique « la loi d’airain du cancer », à savoir l’affirmation par le médecin allemand que cette maladie trouve également son origine dans un conflit existentiel. Dans ce courriel, le Dr Lejeune m’apprenait aussi que sa clinique, dépendant de la prestigieuse université de Louvain-la-Neuve, disposait depuis longtemps d’un service de « médecine psychosomatique ». Et elle m’invitait cordialement à venir le visiter !
Épaté par une telle ouverture d’esprit, j’ai évidemment saisi la perche et accepté l’invitation. Début septembre, j’ai donc fait le déplacement en province et rencontré, au CHU de Mont-Godinne, le Dr Christine Reynaert, laquelle y dirige le service de médecine psychosomatique. Outre cette fonction et celle de psychiatre, thérapeute familiale et sexologue, le Dr Reynaert enseigne la psychosomatique aux étudiants de médecine de l’UCL. Elle est également psycho-oncologue et participe, à ce titre, à un groupe de recherche inter-universitaire sur la psychologie du cancer. Considère-t-elle que le cancer est une maladie psychosomatique ? C’est ce que je me demandais après avoir lu la présentation de son service sur le site du CHU On peut y lire que « de manière globale, l’approche psychosomatique essaie d’établir avec le patient des liens avec son vécu psychique et la maladie qu’il présente. (…) Ses difficultés de santé sont également relues au travers de son histoire personnelle ». En fait, Christine Reynaert est beaucoup moins « hamérienne » que ce texte pourrait le laisser penser. Lors de notre entrevue, elle m’a fait remarquer à juste titre que la « loi d’airain du cancer » n’a jamais été prouvée par des recherches scientifiques publiées dans des journaux à comité de lecture. Et pour sa part, elle ne croit pas trop au lien « monocausaliste » entre un événement stressant et le déclenchement d’un cancer. En revanche, elle fait partie de ceux qui s’interrogent sur la personnalité des personnes cancéreuses et sur les facteurs qui les prédisposent à développer à cette maladie. J’ai retrouvéune interview de 2010 où elle déclare que « la majorité des travaux se rejoignent pour dire que le répression des émotions, le fait de ne pas savoir demander de l’aide à autrui ou de ne pas avoir un support social adéquat sont des facteurs qui favorisent le développement du cancer ». Lors de notre rencontre, elle m’a tenu sensiblement le même discours.
J’ai donc quelque peu déchanté lors de mon passage à Mont-Godinne. Si elles entretiennent manifestement une belle complicité professionnelle, les Dr Lejeune et le Dr Reynaert ne partagent visiblement pas les mêmes opinions sur la médecine nouvelle du Dr Hamer. La deuxième est plus sceptique que la première. Concernant le fonctionnement du service psychosomatique, j’ai également été déçu. En fait de « difficultés de santé », on n’y traite pour ainsi dire que des troubles psychiatriques comme la dépression, l’anxiété ou la dépendance à l’alcool. On y soigne également la douleur, mais uniquement lorsque ses causes objectives laissent perplexe le corps médical. Contrairement à ce que j’espérais, les maladies somatiques ne sont nullement envisagées selon leur possible point de départ psychique. Il s’agit seulement d’apporter aux patients qui le demandent un soutien psychologique et d’examiner avec eux leurs difficultés à gérer leurs émotions. En tout cas, les liens entre leur maladie et leur vécu psycho-émotionnel ne sont pas systématiquement explorés. Et jamais avec l’intention délibérée d’y rechercher un rapport causal. On est encore très loin du décodage psychobiologique du « sens des maux » !
Je suis pourtant revenu enchanté de ma visite namuroise. Il y a 25 ans, un psycho-oncologue universitaire m’avait quasiment chassé de son hôpital lorsque j’étais venu lui proposer d’examiner les travaux du Dr Hamer et d’en vérifier l’éventuelle validité. Le médecin allemand était déjà « celui dont on ne devait pas prononcer le nom » et qui suscitait une hostilité de principe. Chez Christine Reynaert, j’ai observé au contraire un intérêt sincère, même si teinté de réticences. En tout cas, chez elle, pas de tabou ni de refus de dialogue. Je lui ai offert le livre du Dr Robert Guinée (« Et si les maladies étaient des mémoires de l’évolution » ?) et elle m’a promis de le lire. Je lui ai parlé de mes expériences en matière de scanners cérébraux, lesquelles démontrent la connexion corps-cerveau, et elle a manifesté le vif souhait de s’y soumettre aussi. Elle a écouté attentivement mes explications sur la notion de conflit biologique et sur l’importance du ressenti, et quand j’ai osé que son service pourrait être plus « proactif » dans l’investigation des stress à l’origine de maladies organiques, elle n’a semblé ni outrée ni fermée à l’idée . Au lieu de ça, nous nous sommes engagés à garder le contact et nous nous sommes réciproquement remerciés au moment de prendre congé. Quel chemin parcouru en un quart de siècle !
Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Reprenant le sillage du Dr Lejeune, j’ai découvert que la clinique n’était pas seulement pionnière en matière psychosomatique : elle est également un modèle de médecine intégrative. Des approches non conventionnelles y sont pratiquées et même encouragées par le personnel soignant. Par exemple, on y propose aux patients des activités de sophrologie, d’eutonie, de yoga ou de méditation pleine conscience. Même les psychologues du service ont pris l’habitude de méditer hebdomadairement. Après un déjeuner frugal, c’est surtout le « clou » de la visite qui m’a franchement séduit : j’ai pu assister à la conférence que Dominique Lejeune anime deux fois par mois dans un local de l’hôpital. Intitulée « l’art de vivre en bonne santé », cette petite causerie d’une demi-heure est à mon sens un petit bijou d’apprentissage à la santé globale. Dans sa première partie, elle énumère les « règles d’or de bonne santé » (respiration, nutrition, repos & détente, sevrage des toxicomanies, sommeil, énergie de la pensée, vie spirituelle) et dans un second volet, elle propose une « méthode pratique de revitalisation » en 12 points : l’eau, la musique, la nature, le chant, les caresses, les massages, la gratitude, le rire, l’art, l’amitié, la réconciliation, le dialogue.
Avouez que ça décoiffe. Ce sommaire ne serait pas étonnant dans une école de naturopathie ou dans un centre de santé alternative, mais il m’a paru très détonant dans un hôpital universitaire ! On y parle « énergie de la pensée », « vertus de la gratitude » et même « vie spirituelle ». Jalonnée de proverbes chinois, la conférence du Dr Lejeune est également parsemée de phrase telles que « c’est la qualité de nos pensées qui détermine la qualité de notre vie », « la gestion des émotions est capitale pour la santé » ou « la confiance crée des miracles ». J’ai surtout aimé la citation d’Albert Schweitzer en plein milieu du PowerPoint : « Toute répression aveugle des symptômes est contraire à la nature et à la guérison ». Bref, j’ai été conquis par le contenu de cette conférence. Certaines parties sont discutables, d’autres un peu simplistes, mais s’est précisément sa simplicité qui fait sa force. Tout en rappelant des évidences, le Dr Lejeune met à la portée de tous les plus récentes avancées psychosomatiques et donne une magistrale leçon de santé globale !
Sur place, j’ai pu vérifier que le message faisait mouche chez une majorité de patients. Depuis qu’elle a été créée, cette conférence a déjà été vue par environ 10 000 personnes ! Ce qui est dommage, c’est qu’il faut tomber malade et être admis au CHU de Mont-Godinne pour avoir la chance d’y assister. J’ai donc suggéré à Dominique Lejeune de transformer sa prestation bimensuelle en vidéo pédagogique et de la mettre en ligne sur Youtube. C’est désormais chose faite et vous pouvez la visionner en cliquant ici. Je vous invite à la partager avec votre entourage, et principalement avec les personnes confrontées à des ennuis de santé, car elle possède à mon avis un intrinsèque potentiel thérapeutique. Quoi qu’il en soit, je lui souhaite un rapide succès viral et un long tour du monde internautique. Encore bravo et merci au Dr Lejeune (ainsi qu’au Dr Reynaert) d’avoir eu l’audace d’inviter Néosanté !
Yves Rasir (Néosanté)
Voici la vidéo « L’art de vivre en bonne santé » du Docteur Dominique Lejeune
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Qui ne connaît, dans son entourage, une personne diabétique ? Cette maladie concerne 2 millions de Français et plus de 100 millions de personnes à travers le monde. On parle désormais d’épidémie planétaire puisque même les pays pauvres sont frappés par un fléau que l’OMS définit désormais comme une priorité de santé publique. Il devient effectivement urgent de rechercher les vraies causes de cette véritable pandémie ! Car jusqu’à présent, seuls les facteurs de risques ont été identifiés. La prévalence du mal augmente parallèlement à certaines évolutions (urbanisation, vieillissement, sédentarisation, développement de l’obésité, pollution chimique…) ou à des tendances de consommation (tabac, alcool, malbouffe…), mais aucun de ces facteurs, ni leur totalité, ne peuvent suffire à expliquer pourquoi un individu, à un moment donné de sa vie, va développer une hyperglycémie chronique qui va lui dérègler le pancréas.
Les mauvaises habitudes alimentaires ?
Elles sont apparemment prédisposantes dans la mesure où plus l’alimentation de type occidental se répand dans une population, plus l’incidence du diabète y progresse.
En laboratoire, les chercheurs ont réussi à reproduire des « diabètes expérimentaux », c’est-à-dire la destruction des cellules productrices d’insuline chez des animaux gavés de glucose. Inversement, certains régimes, comme celui du Dr Gabriel Cousens, semblent capables à eux seuls de renverser le processus pathologique. Le célèbre médecin américain a conçu un programme qui promet la guérison du diabète en seulement… 21 jours.
Mais qui ne connaît également, dans son entourage, des contre-exemples parfaits de gens à l’hygiène de vie déplorable, qui mangent n’importe comment, et dont le pancréas affiche pourtant une santé insolente ? Moi, j’en connais un dans ma famille proche, un oncle de 75 ans qui pèse deux quintaux depuis des lustres, use et abuse de la bonne chère depuis toujours, engloutit chaque année des hectolitres de sodas sucrés, n’a jamais fait aucun sport, et qui ne manifeste pourtant aucun signe de trouble métabolique, ni a fortiori de déséquilibre glycémique. Un praticien de médecine classique m’objecterait sans doute que mon tonton a la chance d’avoir de bons gènes protecteurs, mais c’est un peu court. Même les médecines naturelles seraient bien en peine d’élucider le fait que son « terrain » corporel, du moins dans sa sphère digestive, demeure en excellent état.
Le clé d’un tel mystère, c’est dans la médecine nouvelle du Dr Hamer qu’on peut la dénicher : comme l’a découvert le médecin allemand, toute maladie – aussi favorisée soit-elle par des facteurs environnementaux -, ne se déclenche qu’à la suite d’un choc psycho-émotionnel intense ressenti avec impuissance. Lequel ? Pour le savoir, il convient d’examiner la fonction biologique de l’afflux de glucose dans le sang. Celui-ci permet aux muscles d’être plus performants et de résister à une situation excessivement stressante. Donc, le diabète est avant tout une solution de survie mise en œuvre par le cerveau archaïque lorsqu’il estime que son propriétaire a besoin d’énergie supplémentaire pour résister à une menace vitale, par exemple une agression. Évidemment, c’est un peu plus compliqué et subtil que ça. La notion de « répugnance » vient nécessairement s’ajouter à celle de résistance pour faire le lit de la maladie diabétique.
Le numéro de mars 2015 de Néosanté, celui qui vient juste de sortir, consacre aussi son grand dossier au diabète. Ce texte n’est pas l’œuvre d’un expert « décodeur », mais celui d’un médecin tout ce qu’il y a de plus orthodoxe, le Dr Jean-Michel Crabbé.
Contrairement à la grande majorité de ses confrères, ce généraliste français prend cependant la peine de réfléchir et de remettre en question les théories officielles qui ne donnent pas satisfaction. Il étudie notamment la chronobiologie, le sommeil, les rêves et ce qu’il appelle les « interactions psychosomatiques » à l’origine des maladies.
Son article de Néosanté est un résumé du livre « Tempête sur le diabète », qu’il vient de publier et dans lequel il plaide pour un tout autre modèle « révélant les causes profondes du diabète et de son extension alarmante ». Pour lui aussi, les dérives nutritionnelles n’expliquent pas tout. À ses yeux, la rupture du lien ancestral avec la nature, l’exode rural et la destruction des communautés traditionnelles « représentent des stress considérables et même un danger pour la survie de l’espèce en relation directe avec cette pandémie ». Chez l’enfant, ce serait l’abandon précoce de l’allaitement maternel et la rupture prématurée de la relation mère-enfant qui feraient office de stress vital comparable à la rupture entre l’adulte et la terre nourricière. Indépendamment de la ration calorique et de la sédentarité, ces conflits créeraient les conditions neuro-endocriniennes et immunitaires propices à l’apparition du diabète. Ce dernier serait donc un aspect particulièrement pervers de la modernité, la maladie emblématique d’une civilisation de plus en plus déconnectée de la nature et respectant de moins en moins le besoin élémentaire des populations de contrôler leurs ressources alimentaires. Selon moi, cette lecture est très complémentaire à celle du décodage biologique et elle apporte un piste intéressante quant à la programmation de la maladie diabétique. L’avenir est à la médecine du sens, et c’est tant mieux !
Yves Rasir (Revue Néosanté)
Dans son « Journal d’un curé de campagne », Bernanos parle d’ « une main enflée par le diabète, mais qui serre tout de suite sans tâtonner, dure, impérieuse ». Les écrivains, comme souvent, auraient-ils eu l’intuition du sens profond de la « mal a dit » qui touchent celles et ceux qui résistent dur comme fer ?
L’antigel
L’hyperglycémie est une solution de survie utilisée par plusieurs animaux pour résister au grand froid de l’hiver, notamment les grenouilles du grand nord. Les écureuils par exemple font un bon petit diabète saisonnier, l’augmentation du taux de sucre ayant pour effet de diminuer le risque de gel dans le sang : le diabète = un bon antigel. Nous ne vous conseillerons pas de l’utiliser dans votre voiture, car cela risque de l’endommager. Mais certains d’entre nous l’utilisent dans leur corps : contre quel « froid » veulent-ils se prémunir ? Ont-ils parmi leurs ancêtres des soldats qui avaient du mal à résister au froid hivernal dans les tranchées ?
La maladie
Il existe plusieurs formes de diabète. Nous allons nous focaliser sur sa forme sucrée, l’hyperglycémie, qui se caractérise par la présence excessive de sucre dans les urines et dans le sang, due à l’insuffisance ou au ralentissement de la sécrétion d’insuline par le pancréas. Cette maladie touche 4 % de la population des pays industrialisés. Elle est favorisée par le terrain familial, l’hérédité. Il y en a de deux types, le diabète non insulinodépendant ou diabète gras (85 % des cas) et le diabète insulinodépendant ou diabète juvénile qui est la forme la plus grave, nécessitant l’injection quotidienne d’insuline. Dans ce cas, on assiste à une destruction auto-immune des cellules du pancréas sécrétant l’insuline.
L’hypoglycémie est exactement l’inverse : diminution importante et anormale du taux de glucose dans le sang. Elle peut être la conséquence d’un traitement excessif du diabète, le malade étant pris dans une sorte de yoyo, alternant phases d’hyperglycémie et d’hypoglycémie. Des complications sont possibles pour les deux maladies, certaines étant redoutables, ce qui nécessite une vigilance importante du malade.
Chez le sujet non diabétique, la glycémie est stable quelles que soient les situations physiologiques rencontrées (repas, digestion, jeûne…), pourtant le glucose inonde l’organisme lors des repas, il est alors stocké principalement dans le foie, puis durant le jeûne, il est libéré dans le sang au départ des réserves hépatiques. Si la glycémie reste stable, c’est grâce à l’intervention de l’insuline et du glucagon, deux hormones du pancréas à action antagoniste et complémentaire qui règlent le taux de sucre dans le sang. S’il y a dysfonctionnement au niveau des cellules qui sécrètent l’insuline, cela donne le diabète sucré ; s’il y a dysfonctionnement au niveau des cellules qui sécrètent le glucagon, cela donne l’hypoglycémie.
L’étymologie
Le mot diabète vient du grec « diabêtês » = qui traverse. C’est sans doute à cause de son symptôme le plus apparent, l’émission surabondante d’urine, que cette maladie a reçu cette appellation. Issue du latin, la formule « diabetes mellitus » était donnée par les anciens, en référence à la douceur sucrée du miel. Le diabétique veut de la douceur, celle qui lui a manqué pendant son enfance. Pour se préparer à une longue traversée. Parce qu’il n’a pas été reconnu par ses parents ? D’où il ne se reconnaît pas lui-même puisqu’il attaque ses propres cellules du pancréas.
Le préfixe grec « di-» veut dire deux. En hébreux, « beth », c’est la maison.
Le diminutif français « dia », pour diapositive, désigne quant à lui la technique, un peu désuète depuis l’avènement du « power point », de présentation d’une conférence à l’aide de la lumière projetée au travers d’images sombres. Si on essaie de combiner les trois, qu’est-ce que cela donne ? La maison est coupée en deux, il y a donc séparation dans la famille : je suis exclu(e) affectivement, séparé(e) de la douceur du foyer, la « maison » étant devenue une petite boîte noire où la lumière ne rentre plus.
Enfin, on s’intéressera à l’expression française « à hue et à dia », en référence aux cris que poussaient les charretiers pour faire aller leurs chevaux : à dia = à gauche. Qui va toujours à dia est sans cesse dans le côté du danger, tout est danger, il n’y a pas de place pour l’affectif.
L’écoute du verbe
Diabète = dis / à / bête = le diabète nous demande de parler à la bête, de communiquer avec elle, de ne pas être bête au point de l’ignorer, de dire à la bête qui est en nous, venue de notre famille bien sûr, tout vient du clan familial, de voir avec elle ce qu’elle n’a pas su créer chez nos ancêtres et ce qu’elle veut détruire en nous, d’écouter ce qu’elle a à nous dire, d’accepter sa présence au lieu de vouloir lui résister.
Le sens biologique
A quoi sert le sucre dans le sang ? A nourrir les muscles qui doivent faire des efforts particuliers, surtout ceux au cours desquels la longueur du muscle doit rester constante : s’opposer en repoussant l’autre, se cabrer en résistant, le bras de fer… A ce moment, il y a consommation massive de glucose et chute de l’insuline.
Les foyers cérébraux de commande du glucagon et de l’insuline étant situés dans les lobes frontaux, Robert Guinée précise que le conflit à l’origine du diabète est la peur où le sujet affronte le danger qui vient sur lui, qui est sur lui, en résistant pour se défendre, mais de manière inefficace. Le sens de la maladie en phase de conflit actif est de permettre la réalisation d’efforts musculaires de type résistance. Le diabétique est rarement à cours d’arguments, doué pour la contestation et il monte vite au créneau. C’est pour cette raison que le basculage en guérison est difficile car le malade résiste à tout, y compris à la guérison. Et puis, une touche de paranoïa risque de verrouiller le conflit, le danger n’est pas seulement devant, il est aussi derrière, caché, on ne sait jamais, mieux vaut ne pas lâcher ce programme…
Dans le cas d’hypoglycémie au contraire, le conflit de peur du danger qui vient sur soi, qui est sur soi, est ressenti avec dégoût, répulsion, répugnance. Le sens de la maladie est alors d’éviter l’affrontement en perdant connaissance, voire en se sidérant (faire le mort pour ne pas être mort). Mais les deux conflits interagissent l’un sur l’autre et on peut dire en résumé, comme l’enseigne Claude Sabbah, que le diabète est un ressenti de très forte résistance dans un climat de répugnance (il faut résister à quelque chose qui me répugne, à l’autorité qui fait des choses répugnantes), tandis que l’hypoglycémie est un ressenti de répugnance extrême dans un climat de résistance (c’est tellement répugnant qu’il faut résister).
Diabète/hypoglycémie = résistance/répugnance
Pour illustrer cette alternative conflictuelle, le Docteur Alain Scohy donne l’exemple type d’une situation « diabétique ». C’est l’histoire d’une femme menacée par un violeur dans un parking souterrain. Deux solutions s’offrent à elle. Soit elle essaie de lui résister, pour cela elle doit être plus performante sur le plan musculaire, d’où la nécessité d’augmentation du taux de sucre dans le sang. Soit elle se laisse envahir par la répugnance de la situation, l’hypoglycémie qui suivra la fera s’écrouler sur le sol dans un coma flasque, elle se couvrira de transpiration visqueuse et froide, ce qui aura pour effet de décourager son violeur. Sitôt la nécessité de se défendre ou de décourager l’adversaire, il y aura retour à la normale. Mais le cerveau gardera en mémoire toutes les circonstances de l’aventure et pourra déclencher une nouvelle crise même si le danger n’existe pas, par exemple simplement en allant dans un parking souterrain.
Pour le diabète, dans nos régions, les mémoires familiales les plus importantes sont souvent liées aux deux grandes guerres du vingtième siècle au cours desquelles la résistance a été une grande solution de survie collective. En 14-18, la résistance héroïque des soldats dans les tranchées de l’Yser par exemple. En 40-45, les résistants, ceux qu’on a appelé « l’armée de l’ombre », dont l’action sous l’occupation allemande a joué un grand rôle dans la victoire finale. Nous avons tous dans nos gènes le souvenir de ces grandes époques de survie collective où la résistance a joué un rôle positif. C’est pourquoi on trouve aujourd’hui, alors que nous connaissons la paix depuis 65 ans, des gens qui résistent encore. Hé ho, la guerre est finie, vous avez entendu : LA GUERRE EST FINIE.
Au cours de l’enfance, on partira à la trace des conflits programmants et/ou déclenchants liés à la relation à la mère, particulièrement dans les cas de diabète insulinodépendant. En effet, les mots « insuline » et « île » on la même racine. De plus, la partie du pancréas touchée par le diabète s’appelle les îlots de Langerhans. En biologie, l’île, la première île vitale, c’est le placenta qui flotte dans le liquide amniotique et dont est dépendant le petit qui est dans le ventre de sa mère. Quelle est la dépendance néfaste qui me relie toujours à ma mère ? La guérison passera peut-être par la solution à cette question.
La guérison
Contrairement aux idées reçues, il est possible biologiquement de guérir du diabète à tout âge et de réactiver le fonctionnement de la partie du pancréas liée à la sécrétion d’insuline, même si elle est à l’arrêt depuis de nombreuses années. Le fait d’avoir pris des traitements chimiques et hormonaux pendant des années ne facilitera cependant pas les choses car cela aura provoqué une aggravation des anomalies sanguines de départ et une dépendance du patient au traitement. Paradoxalement, en complément au travail de décodage, la première étape vers la guérison sera de ne surtout pas se priver de sucres, d’augmenter la consommation pour améliorer la réaction naturelle de l’organisme et de prendre de la vitamine C en grandes quantités, avant de diminuer progressivement les doses de médicaments, en accord avec le médecin.
Mais la guérison du diabète ne s’improvise pas et parfois, quand le diabète est ancien, fortement insulinodépendant et le patient âgé, le thérapeute fera bien de s’abstenir d’essayer d’obtenir le « basculage » à tout prix, car il y a un risque, particulièrement au moment de la crise épileptoïde qui se situe au mitan de la phase de réparation. De violentes crises d’hyper puis d’hypoglycémie peuvent s’enchaîner en pleine nuit. D’abord ne pas nuire, avant de penser à guérir.
Maintenant, dans les autres cas, la guérison est possible et moins risquée, particulièrement quand la personne est jeune. Cela vaut la peine de tâtonner un peu avant de se cabrer définitivement, non ?
Bernard Tihon
]]>La Lettre du Professeur Joyeux du 24 février 2015 est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles.
LES NON-DITS EN SANTÉ PUBLIQUE DOIVENT ÊTRE PRIS EN COMPTE POUR PRÉPARER L’AVENIR
Les politiques rêvent de réduire les coûts de la santé.
Mais les solutions qu’ils proposent n’ont aucune chance d’être efficaces. Voici pourquoi :
– La médecine : un business pur et dur
L’augmentation considérable du nombre de malades atteints de maladies de civilisation liées à des comportements contraires à la santé devient un vrai business. Le diabète, le surpoids et l’obésité, les maladies auto-immunes… des rhumatismes à l’Alzheimer ou Parkinson toutes ces maladies remplissent les cabinets médicaux qui traitent les symptômes plus que les causes réelles. On réduit l’inflammation sans en connaître l’origine.
On donne des antihormones quand les hormones, comme contraception ou au moment de la ménopause, sont responsables des cancers du sein, de l’ovaire et de l’utérus ; et on tranquillise les patientes en leur soutenant mordicus que, grâce à ces traitements qui n’ont rien de naturel, leur cancer est de bon pronostic.
On diagnostique, avec des ostéodensitométries paramétrées pour faire peur, des fractures ”invisibles” pour stimuler, au-delà de 50 ans, la prise de médicaments contre l’ostéoporose en agitant le spectre du fauteuil roulant.
On paramètre sur les analyses des laboratoires des taux normaux de cholestérol très bas de telle façon que les patients les dépassent, le but étant de prescrire des statines.
Les associations contre le cancer en sont toujours, dans le domaine de la prévention, au tabac et à l’alcool, en assimilant vins et alcools forts. L’Etat, encore récemment, démontre qu’il préfère les taxes des cigarettiers qui s’enrichissent sur le dos des malades. Pas question de parler des autres causes qui risquent de bousculer des lobbies puissants.
Les médias répètent en chœur les mêmes slogans. Trop de médecins font de même, formatés par les enseignements postuniversitaires organisés par les laboratoires pharmaceutiques dont les budgets publicitaires montent à des hauteurs vertigineuses par rapport à leurs budgets recherche. Les labos en font leurs choux gras, voient leur cotation en bourse grimper dès que leur service de communication annonce qu’une nouvelle molécule va guérir le cancer, le sida ou toute autre maladie.
Pourtant, nombre de ces maladies seraient évitables en changeant de comportement, mais pas question de le dire. Il faut satisfaire les actionnaires ! Que les labos gagnent bien leur vie est normal, mais que les actionnaires gagnent de l’argent sur le dos des malades reste très discutable sur le plan éthique. Je sais bien qu’on leur fait croire qu’ainsi la recherche avance plus vite. Ainsi la collusion entre la médecine et les labos a-t-elle permis de créer de nouvelles maladies qui rapportent gros et plombent toujours plus nos charges sociales, taxes et impôts.
– L’euthanasie et l’eugénisme : faire croire au progrès social
Quand on est incapable de donner un toit et du travail à tous, quand on accroit les impôts pour maintenir un train de vie somptueux à l’Etat et créer des emplois bidon pour dire qu’on a fait baisser le chômage, on amuse la galerie.
C’est le travail du dimanche, ou des sujets plus sérieux tels que l’euthanasie. Elle change tout simplement de nom, et devient sédation profonde, imposée à l’équipe médicale soupçonnée – par les médias et les conseillers politiques qui ne voient jamais de malades – d’acharnement thérapeutique sur les malades et d’incapacité à calmer les douleurs.
C’est aussi une forme d’eugénisme, de sinistre mémoire, qu’on nous fait passer : mais réalisée en douceur par les blouses blanches et les ”grands” chercheurs qui expérimentent avec l’humain au début de sa vie mais ne font en rien avancer la science. Expérimenter sur l’humain coûte moins cher que de le faire sur des embryons de babouins !
Nous sommes en pleine régression sociale, justifiée par une pseudo-démocratie participative où les citoyens, de bonne foi sur des sujets qui dépassent leurs compétences et qu’on leur présente comme scientifiques, sont manipulés ou anesthésiés. Et les Unions nationales d’associations financées par l’Etat ne font pas mieux. Elles ne servent qu’à justifier un Etat impuissant qui ne défend que ses intérêts. Une grande réforme s’impose.
Quant au Conseil de l’ordre des médecins, il reste trop souvent aux ordres !
– La médecine au quotidien : vers le burn out
Pendant ce temps, sur le terrain, les médecins œuvrent comme des forçats, obligés de voir 40 patients par jour à 23 euros la consultation après dix ans d’études, quand le plombier vous en demande 50 pour régler une fuite d’eau. Les suicides de médecins ne sont plus rares, inquiètent moins que ceux qui se produisent en prison : le corps médical est épuisé par des exigences de plus en plus grandes, des retards de paiement, une paperasserie invasive qui contrôle leurs moindres prescriptions et tue.
Dans les hôpitaux, les urgences sont surchargées par la bobologie et l’on risque de laisser passer des maladies très graves.
Quand on arrive en maison de retraite, le code est à l’intérieur car la plupart des pensionnaires cherchent à retourner chez eux. À leur entrée, on leur offre un plumier qui leur rappelle leur enfance et chaque rainure se décompose en jours et en heures pour ne pas oublier la pilule pour se réveiller, celle pour baisser la tension, celle pour l’audition, pour les urines, la constipation, les hémorroïdes et le sommeil. Ah ! j’oubliais la déprime, et les pilules contre les effets secondaires des précédentes.
Il n’est pas rare de compter 10 à 12 médicaments alors que le plus souvent trois suffisent.
Le tiers payant intégral aux bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une couverture maladie complémentaire (ACS) à partir de juillet 2015 devra être supprimé. Il fait croire que la santé n’a pas de prix, d’où des abus déjà considérables alors que le déficit de l’assurance maladie est abyssal et s’aggrave régulièrement.
Ce tableau est sombre, je le reconnais, mais hélas réaliste ! Je vous donnerai dans ma prochaine lettre des propositions pour un avenir meilleur. Si vous n’êtes pas encore abonné et que vous voulez recevoir cette prochaine lettre, je vous invite à vous inscrire gratuitement ici.
Professeur Henri Joyeux
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