





Article paru dans le Néosanté N° 101
Ma formation au cours du séminaire de Claude Sabbah, « La biologie totale des êtres vivantes » date maintenant de près de vingt ans.
Cet enseignement d’une nouvelle vision de la médecine a bouleversé complètement la perception que j’avais des maladies et de ses causes. Il m’a même passionné au point que j’ai suivi ce séminaire trois années de suite.
Cette formation fut une révélation pour moi tant elle mit en pièces une foule d’anciennes croyances bien ancrées jusque-là. Ce fut une immense découverte d’apprendre que la cause de nos symptômes et de nos maladies n’est pas à chercher dans notre corps mais à partir d’un « choc émotionnel » selon la découverte du Docteur Hamer, de ce qui s’est passé antérieurement. La maladie devient l’expression d’un programme construit par nos émotions. Le corps devient un écran sur lequel se projette de façon concrète une maladie qui serait alors la réponse exacte à une très forte émotion. C’est donc sur un autre plan et à un autre niveau qu’il faudra chercher la cause réelle qui a créé ce choc émotionnel, déclencheur de la maladie. J’appris que le corps est seulement l’effet et non la cause parce que la cause véritable est à chercher dans nos croyances, nos mémoires ou nos pensées erronées.
L’être humain est un tout car il n’y a pas de séparation entre le corps et l’âme.
Dans cette formation, j’appris qu’en définitive, la maladie est une réponse parfaite à nos traumatismes émotionnels, en d’autres termes, elle apparaît comme un langage de l’âme. Elle a un sens, elle a quelque chose à nous dire, à nous apprendre sur nous-même.
Mais ce que j’ai compris surtout au terme de cette formation et que j’approfondirai un peu plus tard est que, pour passer de la maladie à la guérison, pour atteindre définitivement cette guérison tant espérée et quelle que soit la maladie, il y a obligation de pardonner, c’est-à-dire de vivre le pardon véritable, profondément et totalement.
« On ne peut guérir la partie sans soigner le tout. On ne doit pas soigner le corps séparé de l’âme, et pour que l’esprit et le corps retrouvent la santé, il faut commencer par soigner l’âme. Car, c’est une erreur fondamentale des médecins d’aujourd’hui : séparer dès l’abord l’âme et le corps. »
Charmide, Platon
Si je devais retenir un seul apprentissage de mes années d’étude, ce serait que la cause de tout symptôme ou maladie n’est jamais à chercher dans le corps mais dans cette partie invisible qui est notre véritable être, c’est-à-dire l’âme…
La cause de nos maladies vient de nos pensées, nos sentiments, nos ressentis de non amour que nous portons envers les autres et envers nous-mêmes qui sont la culpabilité, les ressentiments, la colère, la frustration, la dévalorisation, la haine, les jugements, le désir de vengeance, tous ces sentiments sont l’expression d’un manque d’amour et de pardon. Et tous ces sentiments tiennent leur origine du désir de séparation envers nous-mêmes et envers l’univers.
La guérison arrive dès que nous nous libérons de cette culpabilité grâce au pardon. Nous avons projeté sur les autres ce sentiment de culpabilité renforçant ainsi le sentiment de séparation. C’est le pardon véritable qui pourra nous en libérer ouvrant la porte vers l’amour total, l’unité et la guérison.
La culpabilité et la séparation sont deux sentiments qui se nourrissent d’eux-mêmes, l’un créant l’autre en le renforçant. La culpabilité crée la peur et la peur conduit à l’attaque que sont la colère, les jugements, l’envie de se venger, la haine ou même l’attaque physique. Ces sentiments créent inévitablement la séparation en l’amplifiant et la séparation crée la culpabilité. Tant que nous laissons les rênes de notre existence à l’ego, ce cycle infernal n’a aucune raison de s’arrêter. Seul le pardon pourra le faire.
Le pardon traditionnel et le pardon véritable
De quel pardon parlons-nous ? Du pardon traditionnel judéo chrétien ou d’un autre pardon qui va bien au delà parce qu’il englobe la totalité de ce que nous sommes ?
Le premier est celui que nous connaissons bien, c’est celui qui nous met dans la position, soit de la victime, soit du coupable, et de ce fait, nous isole, nous sépare. La séparation crée la peur et nous éloigne de la paix, de l’amour, de la guérison.
L’expérience m’a montré que beaucoup de symptômes ou de maladies avaient en commun une souffrance liée à une impression de séparation avec les autres mais aussi avec nous-même, c’est à dire notre lumière intérieure ou notre partie spirituelle.
C’est le pardon de l’Unité dont je veux parler, celui que je nomme le pardon véritable. Il nous demande de prendre l’entière responsabilité de toutes nos expériences de vie ainsi que de nos maladies de façon à sortir du rôle de victime et nous invite à récupérer notre pouvoir et notre liberté. C’est ainsi que nous ne verrons plus les autres comme coupables mais plutôt comme le reflet de ce que nous sommes.
Puis c’est accepter avec gratitude la situation ou la maladie sans porter aucun jugement dans un total lâcher prise car le problème est à l’intérieur de nous et jamais à l’extérieur. C’est par ces étapes que je vis le pardon au quotidien :
La responsabilité, l’acceptation, le non jugement, le lâcher prise, la gratitude et le plus possible dans la joie.
La peur ou l’amour
Les mots « cancer » ou « sida » sont tellement associés à la mort qu’à l’annonce de son nom quand le diagnostique est donné, il ébranle davantage la personne concernée au lieu de l’aider à guérir. La peur de la maladie est bien souvent pire que la maladie elle-même. La peur représente le pire ennemi de l’être humain. Elle nait de l’inconnu, de l’ignorance et invite alors l’individu à se forger toutes sortes de représentations de son symptôme.
« Tu projettes ton énergie vitale quand tu te sens bien et quand tu aimes, tu la rétractes vers le centre de ton corps quand tu as peur. » Wilhelm REICH
L’énergie d’amour est naturellement en nous depuis toujours, c’est notre héritage naturel. La seconde, la peur, est de notre propre création, une émanation de notre mental, créée par nos mémoires, nos croyances, nos pensées.
C’est le pardon qui permettra ce changement de perception sur les autres, sur soi-même.
Cela passera par une acceptation de nos peurs puis il faudra les traverser, les vivre pour ensuite pouvoir les transmuter en amour.
Un disciple dit à Bouddha, « Maitre, comment gérer mes émotions ?
«Il lui répond, « Non, ne gère pas tes émotions, vis les »
Nos peurs sont à l’origine de nos maladies, alors commençons par les accepter, et les remercier. Acceptation et gratitude seront les premières valeurs à développer en nous si nous voulons basculer de la maladie à la guérison.
« La peur détruit plus de gens que n’importe quel fléau. Vous n’avez pas d’autre ennemi à craindre que vos peurs » Ralph W. EMMERSON
Un exemple d’un cancer du colon guérit grâce au pardon
Une dame très élégante, la cinquantaine, vint consulter un thérapeute car elle était atteinte d’un cancer du côlon. Elle était recommandée par un ami commun, médecin, professeur en faculté de médecine. Il avait auparavant prévenu le thérapeute par téléphone : « C’est une amie mais nous ne pouvons plus rien pour elle, son cancer est très avancé. Voyez ce que vous pouvez faire pour l’aider. »
C’était une femme d’affaires au caractère bien trempé. Le thérapeute l’invita à raconter et de préciser quel événement traumatisant elle avait connu ces derniers mois ou ces dernières semaines. Très vite, elle avoua le drame qu’elle vivait depuis quelques semaines : elle avait découvert que son mari la trompait et pour elle, cela fut tout d’abord un choc, une nouvelle absolument insupportable. En avouant cela, aussitôt la colère l’envahit car il n’y avait pas plus grand crime à ses yeux, que c’était quelque chose d’ignoble, cette honte que lui infligeait son mari et ne rêvait que de vengeance. Elle dit qu’elle allait prendre le meilleur avocat de la région et lui faire payer au prix fort.
Pendant de longues minutes, elle ressassa ses griefs sans se douter un seul instant que la cause de sa maladie tenait dans le sens des mots qu’elle prononçait et qu’elle répétait, à savoir, ignoble, vengeance, trahison, colère et de l’émotion ressentie.
Le thérapeute lui expliqua que tout cela avait créé son cancer du côlon. Il continua en expliquant que la guérison ne pouvait passer que par l’acceptation, le lâcher prise et le pardon.
À ces mots la dame redoubla de fureur car, pour elle, il n’était nullement question d’accepter cette ignominie et encore moins de pardonner. Non, non, elle allait lui faire payer très cher !
Cette consultation allait durer près de trois heures. Pendant tout ce temps, le thérapeute, avec beaucoup de douceur, usa de tout son talent et sa patience afin d’amener sa patiente au pardon. Il la fit revenir vers des moments heureux de sa relation en lui faisant revivre et ressentir l’amour pour son mari. Mais la dame revint sans cesse à la colère dont elle ne semblait pas pouvoir se libérer.
Alors, impuissant devant ce flot de paroles, il vint à l’idée du thérapeute de ne plus répondre que par deux mots, « amour » et « pardon ». En l’interrompant souvent, c’est ce qu’il fit durant de longues minutes, répétant ces mots, vingt, trente fois, il ne savait plus. Cela devint comme un mantra dont la force allait atteindre peu à peu le cœur de la dame. À un certain moment, le débit de sa voix commença peu à peu à ralentir, le ton de la voix à s’adoucir et, après un temps de silence, la respiration devint plus forte, entrecoupée de sanglots et, brusquement, elle fondit en larmes. Ce fut dix bonnes minutes de lâcher prise, d’abandon, d’acceptation. D’une voix cassée, elle laissa échapper d’autres paroles, empreintes de douceur, des mots de regret, de pardon, d’amour. C’était une femme intelligente mais elle montra aussi qu’elle était une femme de cœur. À travers elle, son ego humilié avait exprimé sa colère mais l’amour l’emportait. Tout désir de vengeance fut brusquement abandonné pour ne retenir que l’amour véritable.
L’amour pour son mari devint plus clair, plus évident. Il lui parut d’un coup naturel de laisser la liberté à son mari s’il le souhaitait. Elle prit conscience que l’aimer, c’était avant tout vouloir son bonheur. Ce n’était plus son ego mais son cœur qui parlait.
Elle vit les choses différemment et il lui vint en mémoires avoir délaissé le foyer familial au profit de ses activités professionnelles trop prenantes et reconnut sa totale responsabilité dans la situation. Elle était prête à accepter de son mari qu’il reste au foyer ou qu’il le quitte. Ce sera son choix, elle le respectera.
À cet instant, le thérapeute sut que le pardon avait fait son œuvre en libérant colère, honte, humiliation, et en ouvrant la porte à l’amour et à la guérison.
Cette femme fut très bien suivie sur un plan médical par son ami médecin et, en choisissant la voie du pardon, elle guérit très rapidement, complètement et définitivement de son cancer. Elle avait abandonné son désir de vengeance où l’emmenait son ego pour retrouver l’amour véritable qu’elle portait à son mari et à elle-même dans un esprit de gratitude et de paix. Quelque chose avait basculé en elle. Elle avait accepté que son mari ait pu avoir une aventure, et même qu’il puisse envisager de la quitter. Elle était dans l’acceptation et avait lâché totalement. Les peurs, les blessures de l’ego avaient laissé place à l’ouverture du cœur. Le pardon lui avait permis de changer la perception qu’elle portait sur sa relation et sur son mari. »
Cette dame avait eu besoin d’apprendre cette grande leçon qui est de vivre le pardon et à ouvrir son cœur. Sa maladie était venue lui rappeler.
Le pancréas ou une histoire de famille qui n’a pas pu être pardonné
Depuis le décès de son mari, Angela, d’origine espagnole, vivait seule dans une ancienne ferme rénovée de la Drôme. À soixante-seize ans, elle forçait l’admiration par sa vitalité et sa belle santé. Elle était heureuse dans sa grande maison où l’occupation ne manquait pas. Mère de cinq enfants et issue d’une fratrie de sept, elle avait toujours gardé un esprit de famille très profond. Malgré les années et l’éloignement des uns et des autres, elle était restée très proche de ses trois frères et ses trois sœurs.
Cette année-là, au début de l’été, sa plus jeune sœur Julia, vint à décéder après quelques mois d’une douloureuse maladie. Angela en fut très affectée. Pourtant, les conséquences de ce décès seront beaucoup plus grave pour elle que la douleur de la perte.
Julia habitait dans une petite ville du midi de la France, et, sans être riche, laissait tout de même un petit appartement, un garage, une voiture, du mobilier et des affaires de toute une vie. Angela était persuadée qu’il lui revenait de droit de s’occuper des affaires de sa jeune sœur. Mais, ce n’est pas ainsi que les choses se sont passées. La liquidation des biens de Julia avait été déléguée à une de ses belles-sœurs habitant à proximité. Pour Angela, cette nouvelle fut un coup terrible. Elle ressentit comme un véritable arrachement l’idée que les biens de sa jeune sœur, donc des biens de la famille, puissent être laissés à la discrétion d’une personne ne faisant pas partie de la famille. Pour ainsi dire, une étrangère.
Après une discussion téléphonique, sa belle-sœur lui accorda la possibilité de venir récupérer quelques affaires, meubles et bibelots ayant appartenu à Julia. Mais c’était peu de choses et cela ne pouvait pas effacer sa souffrance. Elle ressentait un mélange de colère, de jalousie, d’injustice à l’encontre de sa belle-sœur. Elle ne pouvait pardonner cette ingérence dans des affaires de famille et d’en avoir été exclue. Elle lui en voulait terriblement.
Deux semaines après ce drame, elle commença à éprouver une grande fatigue. Après examen, on lui diagnostiqua un cancer du pancréas.
Selon le docteur Hamer, la cause du cancer du pancréas serait un très fort sentiment d’injustice et apparaît souvent pour une question d’héritage. C’est exactement ce qu’Angéla a vécu.
Garder ce ressenti sans pouvoir l’évacuer, c’est-à-dire véritablement pardonner, c’est entretenir la maladie et laisser progresser le cancer. Guérir aurait été d’accepter la situation sans jugement, de lâcher complètement toutes les attaches au passé. Angela avait porté un jugement sur sa belle-sœur en fonction de son propre vécu et de ses croyances. Elle n’avait pas vu que sa belle-sœur, au contraire de ce qu’elle avait cru, avait fait preuve d’une grande générosité à son égard et qu’elle ne pouvait se rendre compte de l’étendue de son désarroi. Sa perception était faussée par le filtre de ses croyances. Angela ignorait que, accepter la situation sans jugement et sans condition pouvait la conduire tout naturellement à la guérison. Elle n’a pas pu ou n’a pas voulu lâcher ses ressentis d’injustice, d’ignominie et de colère par la paix et entamer le processus de pardon. C’était trop douloureux pour elle. Et personne ne se trouvait près d’elle pour l’aider à prendre conscience de tout cela.
Son cancer s’est aggravé très rapidement. Quatre mois après le décès de Julia, elle est partie à son tour la rejoindre de l’autre côté du voile.
Le pardon au niveau de l’âme
…De forts ressentis comme l’humiliation, la honte, l’injustice, la colère et surtout la rancœur pouvaient être la cause d’une maladie que nous nommons une hépatite ou un ulcère à l’estomac. Le « mal a dit » de transformer, je dirais même mieux, de transmuter ces émotions, humiliation, honte, injustice, colère et rancœur, en amour. C’est véritablement un processus alchimique de transmutation qui est le pardon.
C’est bien cela la vraie guérison. On croit généralement que la guérison concerne uniquement le corps physique avec ses symptômes, ses plaies, ses douleurs. Malheureusement, on confond souvent cause et effet. Nos véritables blessures ne se détectent pas au scanner ou au microscope car elles proviennent de sentiments ou émotions non encore pardonnés. Elles ne sont pas visibles mais pourtant bien présentes en nous. Nos mémoires du passé, nos croyances, nos pensées sont à l’origine de ces émotions.
Le corps n’est que le reflet de nos conflits intérieurs et c’est de cela dont nous devons d’abord guérir. Notre corps physique est comme un écran sur lequel vont se projeter et se matérialiser sous la forme d’une maladie nos blessures intérieures non guéries, d’un passé récent ou très ancien.
Le pardon nous libère de tout cela et met fin à notre conflit intérieur. On croit à tord que la guérison s’applique au corps physique alors que la vraie guérison se trouve à un autre niveau, celui de l’âme.
C’est à ce niveau que le pardon véritable prend tout son sens.
« La maladie est une décision. Ce n’est pas une chose qui t’arrive, sans l’avoir cherchée, qui te rend faible et t’apporte la souffrance. C’est un choix que tu fais, un plan que tu formes, quand pour un instant la vérité surgit dans ton propre esprit illusionné et que tout ton monde paraît tituber et s’apprêter à s’effondrer. Maintenant tu es malade, pour que la vérité s’en aille et ne menace plus tes établissements. »
Un Cours en miracles » leçon 136-7
A travers la maladie, notre âme nous dit : « change maintenant ce qu’il y a à changer dans ta vie, corrige ce qu’il y a à corriger, rectifie ce qu’il y a à rectifier, nettoie tes peurs, pardonne, aime ».
La maladie est un autre nom pour parler de la peur
La guérison est un autre nom pour parler du pardon et de l’amour
Pardonner est un choix.
Chez les Sumériens la maladie s’appelait : enténèbrement c’est-à-dire une absence de lumière divine.
Pour la médecine Sumérienne la santé équivalait à trois dons :
Savoir remercier (pour tout ce qui vous arrive)
Savoir pardonner (à soi-même et à autrui)
Savoir être joyeux
Leur philosophie était que nous ne sommes peut-être pas sur terre pour ne pas tomber malade, mais pour apprendre à transformer, chacun à sa manière unique, l’obscurité en lumière.
Jean Graciet
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L’été qui se termine se conjugue avec la fin des vacances et c’est la rentrée pour beaucoup. Mais quelle drôle de rentrée 2020 qui ne ressemble à aucune autre !
Le monde a basculé en quelques mois et chaque jour qui passe nous apporte son lot de nouvelles et surprenantes directives qui, en rognant sur nos libertés, nous plongent de plus en plus dans l’inquiétude, l’angoisse, la peur du lendemain mêlé d’un fort sentiment d’insécurité.
Non, cette rentrée ne ressemble à aucune autre. On sent arriver de gros nuages bien noirs au-dessus de nos têtes. Se profile la faillite de nos petits commerces et des entreprises, le chômage, sans compter les menaces de reconfinement, le masque pour nos enfants à l’école et la menace de ce fameux vaccin qui fait si peur.
Est-ce une crise sanitaire que nous vivons ? Vraiment je ne crois pas, ce virus n’étant, à mon avis, qu’un prétexte à des fins politique qui nous dépassent.
Alors, est-ce une crise économique ou politique ? Oui, sans doute, au niveau mondial. Mais je crois que c’est bien plus que cela. C’est avant tout, selon moi, une crise d’évolution des consciences, tant individuelle que collective.
Nous devons bien prendre conscience que nous sommes arrivés à un moment crucial de l’histoire de l’humanité et nous sommes en train de vivre le plus grand changement jamais connu. Un tournant encore jamais atteint et, ne nous leurrons pas, plus rien ne sera comme « avant ».
Il nous arrive à tous un jour, au volant de notre voiture, de pénétrer dans un tunnel. Ce n’est jamais très rassurant, tout est noir, l’arrêt est impossible encore moins le retour. La seule alternative est d’avancer, tout en maîtrisant sa peur. Ce dont nous sommes certains pourtant c’est qu’au bout du tunnel, quoi qu’il arrive et quel que soit la longueur du tunnel, la lumière apparaitra et avec elle un nouveau paysage.
Je crois que c’est ce que nous sommes en train de vivre. Actuellement nous sommes dans un tunnel bien sombre où les forces de l’ombre s’efforcent à tout prix de nous créer de nouvelles peurs pour mieux nous contrôler.
Mais la peur n’est qu’un concept du mental. Pourquoi ? Parce que le mental, ou l’ego, sait qu’il doit mourir un jour mais ll ne connait pas sa date de péremption, c’est pourquoi il a très peur de la mort.
Ne croyez-vous pas qu’il est venu maintenant le temps de nous dégager de l’emprise du mental et de toutes ses peurs ? Peut-être est-il temps maintenant de prendre conscience et nous souvenir qui nous sommes réellement. Un être spirituel avant tout.
Vous croyez que votre âme a peur du virus, du masque, du vaccin, de la mort ? Non.
Le chemin pour sortir de nos peurs et devenir un être humain libre est donc de se connecter à son âme afin de retrouver notre souveraineté et notre liberté.
La clé est d’apprivoiser ses peurs puis de les transformer une à une, en les transmutant en confiance, en paix, en joie, en amour.
Nous sommes au milieu de ce tunnel et sans aucun doute, la situation exceptionnelle que nous vivons depuis des mois, est finalement une opportunité formidable pour notre propre évolution, qu’elle soit individuelle ou collective.
Un nouveau monde arrive, une nouvelle humanité se dessine. La force de la solidarité entre tous conduira l’humanité jusqu’à la magnifique lumière qui apparait, là-bas, tout au bout du tunnel.
André Malraux a dit que le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas.
Nous y sommes.
Jean Graciet (septembre 2020)
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Luis ANSA
Un extrait de « La voie du sentir » de Luis Ansa que je me suis permis de partager.
« Qu’est-ce que l’amour? Le mental m’a tout de suite répondu : « L’amour, c’est l’infini. C’est la miséricorde. C’est le pardon. C’est l’amour de Dieu. »
J’ai essayé d’aller plus loin. Je me suis questionné : A quoi sert cette énergie? Quel est son but? Quelle est sa fonction? Là, j’ai commencé à voir que cette énergie était peut-être une clé pour casser l’identification avec nous-même.
Depuis, je ne permets pas qu’un seul instant de ma vie se passe sans amour. Que je touche quoi que soit, un animal, un humain, un végétal, un minéral ou même Dieu, je le touche avec amour.
Mais ce n’est pas moi qui aime à proprement parler, c’est l’amour en moi qui aime. Et je ne suis pas non plus le producteur de cet amour, disons qu’il descend de quelque part en tant qu’énergie. Il descend parce que je me suis engagé avec ce quelque part et parce que je me suis marié avec cette énergie.
Je suis ainsi devenu un lieu par lequel l’amour passe. Cela signifie que je ne choisis plus ce que je veux aimer. Je ne me mets pas en travers de cette énergie avec des attitudes personnelles de sympathie ou d’antipathie. Je permets que cet amour opère en moi et j’apprends alors à travailler avec les altérités des autres.
L’autre peut être un chat, un oiseau, un renard, une vipère, une mouche, une table ou un parquet. J’ai émis cette prière : « Que tout ce que mes yeux touchent soit imprégné d’amour ». mais ce n’est pas un amour identifié, non, c’est un regard d’amour pour tout ce qui existe. Et l’une des premières règles que j’ai apprises, c’est que l’on ne peut pas vivre avec l’amour si on le fait pas circuler. »
Luis Ansa disait aussi : » La vie n’est ni mystère ni fardeau. C’est un voyage à la rencontre de l’être, un miroir où se reflète la lumière de l’amour. »



Dans mon livre « Le chemin du pardon », co écrit avec Valérie Motté, je raconte la belle et extraordinaire expérience, vécue il y a une trentaine d’année, qu’on appelle habituellement une EMI (expérience de mort imminente) ou EMP (expérience de mort provisoire, terme cher au Docteur Jean-Jacques Charbonnier). De cette expérience, j’en ai retenu plusieurs apprentissages qui ont complètement changé la perception que j’avais de la mort ainsi que de la réalité de qui nous sommes :
« Enfin, revenu dans ce corps, mes anciennes croyances à propos de la vie et de la mort explosèrent en moi et je me suis bien souvent posé la question : « Qui a redonné vie à mon corps ? Est-ce le médecin avec sa technique de respiration artificielle et son savoir ou est-ce plutôt…moi et quand je dis moi, je veux dire mon âme, cette étincelle divine qui est moi ? Quel est alors le rôle d’un sauveteur ou d’un médecin quand, par son action, une personne, sur le point de mourir, a pu rester en vie ?
Que sait-on à ce moment là de l’intention de l’âme de la personne ? Est-ce à cette partie de moi que j’appelle âme qu’il appartient de décider si je dois poursuivre ma vie dans cette incarnation ou bien de partir et de laisser ce corps ?
Mais alors, si cela est juste, ma vie m’appartient, c’est moi qui décide et j’en ai donc l’entière responsabilité ? Et quand je dis « moi », qui parle ? L’âme que je suis ou l’ego que je crois être ? Ce sont là des questions qui ne pouvaient absolument pas me venir à l’esprit jusqu’à ce que mon expérience personnelle me fasse prendre conscience que la réalité n’est pas seulement dans ce qu’on voit mais aussi, et peut- être surtout, se trouve à un autre niveau, en tout cas invisible à nos yeux. J’ai compris, mais un peu plus tard, qu’en fait, ce que nous appelons la « réalité » parce qu’elle s’inscrit dans la matière, appartient au domaine de l’illusion et la réalité n’est pas plus visible que palpable.
A partir de mon expérience je prenais peu à peu conscience du pouvoir personnel de chaque être et de notre propre responsabilité devant tout ce qui survient dans notre vie. »
En relisant ce passage j’ai senti l’importance de transmettre ce message au moment où, depuis plus d’un mois, une grande partie de l’humanité est terrée, confinée, dans une presque totale privation de liberté, où chacun est séparé de sa famille, de ses amis, le plus souvent pris dans la peur ambiante et paralysé par cette psychose collective habilement et puissamment entretenue par les médias.
Quelle incroyable et surprenante expérience que sommes amenés à vivre! Le confinement de toute une population, jamais l’humanité n’avait connu cela une telle privation de liberté, avec, en plus, une perpective angoissante de l’avenir.
Mais, finalement, qu’avons-nous à comprendre de ce confinement? Nous savons tous qu’après toute épreuve vient le temps de découvrir la face cachée, la fonction utile, en somme le cadeau que cette épreuve nous réservait.
Que nous empêche de faire ce confinement? d’aller et venir à notre guise, d’aller à l’école, d’aller travailler, faire du sport, les vacances.
Pour beaucoup d’entre nous le confinement a stoppé net tout cela. Que nous reste-t-il? Du temps. Du temps pour enfin penser à nous. C’est quelque chose que nous ne savons plus faire tant nous sommes entrainés, jour après jour, tel l’écureuil dans sa roue, dans le tourbillon de nos activités quotidiennes sans jamais s’arrêter un moment pour essayer de comprendre où nous allons et le but de tout ça.
Avec le confinement le temps semble s’arrêter, la vie s’est ralentie. C’est comme si nous étions invités à poser un autre regard sur les autres, sur la vie, sur nous-même. Prendre enfin le temps de penser à nous, de comprendre le sens de la vie et surtout, surtout, réfléchir à qui nous sommes en réalité.
N’est-ce pas un cadeau merveilleux?
Sommes nous cet être peureux, tremblant parce qu’un virus peut vous amener la maladie et, pire, la mort, ou bien cet être immortel, qui ne connait pas la peur et qui prend conscience de sa responsabilité à 100% de ses expériences terrestres?
C’est Pierre Teilhard de Chardin qui disait : « Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle mais des êtres spirituels vivant une expérience humaine ».
Continuerez-vous encore d’avoir peur d’un virus ou de quoi que soit d’autre? Vous avez compris que seule votre âme peut décider si un virus doit vous atteindre et vous agresser. Rien de l’extérieur ne peut vous atteindre ni vous porter préjudice sans que vous ne l’ayez décidé vous-même. Rien.
Nous sommes responsable du virus, du confinement, de tout.
En travaillant à la dissolution de l’ego et en se connectant à notre âme, nous apprendrons à nous éloigner peu à peu de toutes nos peurs et nous saurons trouver la vraie liberté. C’est notre perception limitée du monde qui est véritablement une prison, même si elle est une prison sans barreaux et la clé pour en sortir se trouve à l’intérieur, dans le secret de notre âme. En lâchant nos peurs nous récupérons notre propre pouvoir car il est là le vrai pouvoir, il n’est en aucun cas à l’extérieur.
Grâce à cette connexion, nous apprendrons à voir les choses autrement, non plus selon les apparences du monde qui nous entoure mais avec beaucoup plus de discernement.
Jean Graciet

Omraam Mikhaël Aïvanhof
« On élève des statues aux hommes et aux femmes que l’on considère comme des bienfaiteurs. Parce qu’ils ont sauvé la patrie ou découvert des vaccins, qu’ils ont été de grands poètes, de grands philosophes, etc., on les place sur un piédestal. Et on a raison, bien sûr, je ne dis pas qu’il faut leur enlever leur gloire. Pourtant, je trouve que ceux à qui nous devrions dresser les plus belles statues, c’est à nos ennemis… Mais oui, ce sont eux nos véritables bienfaiteurs : grâce à eux, nous sommes obligés de devenir plus vigilants, plus intelligents, plus patients. Vous trouvez que ce n’est pas sérieux ? Eh bien, trouvez ce que vous voulez, mais tout de même tâchez de réfléchir un peu à cette idée : souvent nos amis nous endorment, tandis que nos ennemis nous bousculent. Vous direz : « Mais c’est affreux, ils vont nous anéantir ! » Non, si vous avez un haut idéal et le désir sincère d’avancer, vous recevrez le savoir et la force d’utiliser tous les obstacles que vos ennemis mettent sur votre route. Ces obstacles seront comme des échelons qui vous permettront de monter de plus en plus haut. »
A méditer…
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Nouvel ouvrage sur le pardon de Jean Graciet et de Valérie Motté : « Le chemin du pardon, vivre le pardon, la voie de l’amour ».
Qu’est-ce que le pardon ? Comment apprend-on à le vivre et à l’appliquer?
Si tout le monde pense en connaître la définition, il n’est pas si évident de l’atteindre, du moins, le pardon véritable. Cela demande un cheminement spirituel propre à chacun.
Et c’est de ce pardon véritable dont Jean Graciet et Valérie Motté vous proposent d’explorer les diverses étapes ainsi que de découvrir des outils pratiques pour tenter de l’appliquer au quotidien.
Car en effet, il s’agit là d’une pratique quotidienne afin de vous réconcilier avec vous-même et de guérir de vos blessures.
Un jour le petit Nico se promenait avec sa grand-mère au bord du canal dans la ville où elle habitait.
Le petit Nico s’arrêta d’un coup et posa à sa grand-mère la question suivante :
« Dis-moi Nanou, toi qui sait tant de choses, explique-moi à quoi ressemble l’enfer et à quoi ressemble le paradis. J’en ai entendu parler l’autre jour par des copains et je n’arrive pas à imaginer comment ces deux endroits peuvent être. »
La grand-mère réfléchit un petit peu et fini par lui répondre :
« Mon grand, comme je t’ai déjà dit d’autres fois, rien ne vaut sa propre expérience pour bien comprendre quelque chose. Viens, nous allons faire un petit voyage ».
La maison inter-dimensionnelle était juste à côté, et elle avait lu dans le journal que depuis peu il y avait un ascenseur qui pouvait nous déplacer dans différentes lignes du temps.
Ils prirent l’ascenseur et, pendant qu’ils montaient, la grand-mère lui dit :
« Nous allons commencer par visiter une ligne temporelle où tu pourras voir à quoi ressemble l’enfer de tes propres yeux. »
En ouvrant la porte ils découvrirent une immense salle avec une grande table au milieu et autour d’elle, des hommes et des femmes qui étaient là pour manger.
Ils étaient nombreux, mais personne ne parlait et ils semblaient tous bien tristes et certains étaient même assez énervés.
C’était bizarre car ils avaient tous une longue cuillère en bois attachée au poignet.
Une grande marmite au milieu embaumait toute la pièce de son arôme délicieux au point que Nico et Nanou commençaient déjà à saliver.
En s’approchant ils comprirent l’énorme détresse des convives.
Avec sa longue cuillère chacun arrivait à atteindre la marmite qui se trouvait au milieu de la table, mais comme le manche de la cuillère était trop long, ils n’arrivaient pas à porter à leur bouche le contenu et tout tombait sur la table ou à côté.
Nanou laissa contempler le triste spectacle à Nico durant un petit moment, puis le prit par la main et lui dit :
« Viens, nous allons voir à quoi ressemble le paradis. »
Ils prirent l’ascenseur à nouveau pour aller visiter une autre ligne du temps.
La porte s’ouvra et déjà ils pouvaient ressentir une autre ambiance.
On entendait des voix, des rires et même des chants.
Il y avait là, la même salle, avec la même table et la même marmite au milieu embaumant toute la pièce.
Autant d’hommes et de femmes assis autour de la table et chacun avec une longue cuillère attachée au poignet.
Mais quelle était la différence, alors?
Chacun remplissait sa cuillère puis il la donnait à son voisin en face. Cela se faisait en toute simplicité et dans la joie de partager.
Nanou laissa son petit-fils observer la scène pour qu’il puisse comprendre, puis elle lui dit :
« Tu as faim, mon grand ? Viens, nous allons manger un peu. »
Conte anonyme adapté par Maria-Elisa Hurtado-Graciet
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Pythagore le philosophe
Question de Maria-Elisa à Âme Ruiz, une argentine qui transmet les enseignements de Pythagore.
Maria-Elisa : « Âme, que dit Pythagore par rapport au pardon et quelle est l’importance qu’il lui donne dans son enseignement. »
Âme : « Pour Pythagore le pardon est quelque chose de « vital », parce que grâce au pardon des dommages que l’on nous a fait de façon consciente ou inconsciente, et, grâce au repentir des dommages que nous avons causé de façon consciente ou inconsciente, nous pouvons boucler une étape de notre vie et commencer une nouvelle.
Et comme notre évolution se fait de façon cyclique, il est nécessaire de faire cette fermeture du cycle, et faire table rase du passé.
Si je le fais ainsi, cela représente comme une « mort », pour renaitre à une nouvelle vie et cela nous permet de raccourcir la roue des réincarnations.
Le pardon des dommages que l’on nous a fait de façon volontaire ou involontaire, et le repentir des dommages que nous avons causé aussi de façon volontaire ou involontaire, avec toutes les personnes et toutes les situations que nous avons rencontrées dans une étape de notre vie, nous permet de fermer cette étape et recommencer une autre vie.
Et comme les cycles de vie suivent la loi de l’évolution, le cycle qui suit est toujours meilleur et plus parfait que le précédent.
Donc, le pardon permet de fermer un cycle et cheminer vers le futur. Sinon, nous sommes toujours tournés vers le passé, nous répétons et répétons sans arrêt la même chose.
Et Pythagore nous dit aussi que le pardon et le repentir sont des énergies si exquises et sublimes que quand nous mourrons ce sont les deux « ailes » qui nous servent pour nous envoler vers la demeure véritable de notre âme, et nous empêchent de rester bloqués dans cette 4ème dimension.
Donc le pardon nous sert pour nous envoler vers les demeures de l’âme. »
Amelia Ruiz, fondatrice de l’Académie de Philosophie Pythagorique
https://escuelapythagorica.org/ame-ruiz/
