Je crois que le moment est venu de faire le point sur ce qui est devenu de nos jours ce merveilleux art de vivre que nous appelons toujours Ho’oponopono.
Pourquoi je dis, « que nous appelons toujours Ho’oponopono », parce que, au fil des années, nous nous sommes aperçus que, ce que nous voyons, ici ou là, dans des livres innombrables ou dans des vidéos avec dans le titre le nom de Ho’oponopono, le message transmis nous semblait quelquefois bien éloigné, voire même parfois, ne paraissait avoir plus grand chose de commun avec le message original, celui que les anciens Hawaïens ont transmis oralement depuis des siècles aux générations futures.
Quel est-il ce message que les traditionalistes Hawaïens tentent encore de préserver ? Il est très simple et peut se résumer en deux mots : Pardon et paix.
C’est cela, Ho’oponopono, c’est vivre le pardon au jour le jour, pour retrouver la paix, cette paix intérieure qui est en chacun de nous.
C’était tout simplement cela Ho’oponopono et ça l’est encore et toujours.
Et comment faisaient-ils ?
Je l’ai maintes et maintes fois expliqué mais je ne renonce jamais au plaisir de le raconter à nouveau car il me permet de ne pas oublier et de m’imprégner davantage encore ce qu’est réellement Ho’oponopono.
Quand un problème survenait au sein de la famille, ou de la communauté, alors on se réunissait, sous la conduite du référent de ce groupe, et cela pouvait être un chaman ou un prêtre, et, à tour de rôle, chacun s’exprimait sincèrement sur le problème en question. Puis un temps de silence intervenait qui pouvait s’apparenter à un temps d’introspection ou de méditation et pendant lequel chacun pouvait réajuster sa version des faits par rapport à tout ce qui avait été dit. Un changement de perception sur les autres ou sur les faits, ou les deux, commençait à s’opérer dans l’esprit et le cœur de chacun.
Enfin venait le temps des prières adressées à l’enfant intérieur et la divinité en soi en faisant appel au pardon, mais à un pardon véritable, celui qui nous vient de cette lumière intérieure qui habite tout être humain.
Ensuite, on recommençait, un temps de parole, un temps de silence et un temps réservé à la prière.
Enfin, dès que chacun avait senti en lui que le pardon avait fait son œuvre et que la paix s’était enfin bien installée dans les cœurs de tous les participants présents, alors on pouvait se séparer et reprendre tranquillement le cours de sa vie, le coeur rempli de paix et de joie.
C’est ainsi que se déroulait, et que j’espère continuent de se dérouler ainsi encore de nos jours, ces rituels de pardon et de réconciliation. Et c’est cela Ho’oponopono, juste cela et rien d’autre, c’est être en paix.
On peut remarquer en passant, la puissance de cette pratique, sans l’utilisation du mantra que nous connaissons tous dans notre monde occidental au point que l’on en arrive à croire que, sans ce mantra, Ho’oponopono n’est rien. Rien n’est plus faux.
Les Hawaïens adeptes de cet art de vivre n’ont jamais utilisé aucun mantra. D’ailleurs, Morrnah Simeona, cette fameuse guérisseuse et chamane qui a quelque peu transformé Ho’oponopono en lui donnant un enseignement plus structuré et plus accessible au monde occidental, était absolument contre toute utilisation d’un mantra.
Celui que nous connaissons, le très fameux « Désolé, pardon, merci, je t’aime » est né, progressivement, tout d’abord à travers l’enseignement du Docteur Hew Len, élève et disciple de Morrnah, puis par Joe Vitale, milliardaire américain, qui a fait connaître Ho’oponopono dans le monde après sa rencontre avec le Dr Len. L’utilisation de ce mantra est donc très récente et les Hawaïens ne se reconnaissent pas du tout dans cette manière de pratiquer Ho’oponopono.
Pour Morrnah, cette pratique se résumait à dire des prières et nous pensons comme elle que c’est certainement la meilleure voie pour aller encore plus profond en soi de manière à se connecter à sa divinité intérieure grâce au pardon.
Car pour elle, la finalité de vivre ce pardon propre à cette pratique de Ho’oponopono c’est d’être en paix en demandant à la divinité de “nettoyer“ nos “erreurs“ ou nos “mémoires“ et de trouver la réponse à cette question fondamentale qui hante l’humanité depuis la nuit des temps, c’est : « Qui suis-je ? ».
En cela, elle restait fidèle à l’esprit des anciens Hawaïens même si la méthode différait quelque peu.
Dès l’année 1976, elle mit en place son nouveau procédé pour pratiquer Ho’oponopono, on peut même dire son “nouveau Ho’oponopono“. Dans cet enseignement, fort du message de pardon et de paix de la tradition ancestrale, mais aussi d’inspiration catholique et bouddhique, la pratique de groupe devint individuelle. Cette transformation fut si importante que les traditionalistes hawaïens ne l’acceptèrent pas et Morrnah fut très critiquée à cette époque. Elle s’interrogea même très sérieusement si elle devait encore continuer de nommer cet enseignement du nom de Ho’oponopono tant elle avait apporté de changement.
Cet enseignement où le seul objectif est de libérer nos mémoires et retrouver ainsi notre véritable identité est celui que nous pratiquons et que nous transmettons, Maria-Elisa et moi, depuis maintenant près de douze ans. Nous faisons de notre mieux pour passer ce message de pardon, de paix et d’éveil des consciences tel un chemin permettant la connexion avec notre divinité intérieure.
Je crois, j’espère, que pendant toutes ces années, à travers nos stages, nos conférences ou nos livres nous avons transmis ces messages venus de ce beau pays qu’on appelle Hawaï, avec toute la simplicité que requiert un tel enseignement et avec humilité. Nous avons transmis ce que notre expérience personnelle de cette pratique nous avait apporté et de quelle manière elle avait changé notre vie, sans l’arrogance, je crois, de celui qui “sait“ ou qui croit savoir.
Il faut souligner aussi que nous avons adapté peu à peu cet enseignement en fonction de notre propre ressenti et notre expérience en insistant de plus en plus sur le pardon.
Je précise et je reconnais toutefois que nous avons utilisé ce mantra depuis le début car c’est ainsi que nous avons découvert Ho’oponopono. C’était à travers un petit livre écrit en espagnol que nous nous sommes empressés de traduire en Français et qui a été d’ailleurs le tout premier texte écrit dans notre langue sur Ho’oponopono. Il y a plus de douze ans. (Nous sommes en 2019)
Nous avons lu et relu tout ce que nous pouvions trouver de témoignages sur Morrnah et le Dr Len et visionné cent fois leurs vidéos. Nous efforçant de rester proche du message qu’ils délivraient, tout en suivant ce que notre propre expérience nous apportait, nous avons transmis à notre tour (après avoir beaucoup pratiqué !) tout en utilisant le mantra bien connu, “Désolé, pardon, merci, je t’aime“.
Il faut reconnaître que l’utilisation de ce mantra nous a été très utile au début. Il nous a beaucoup aidé à vivre le pardon à tout instant comme nous continuons de le faire maintenant et il devenu au fil du temps de moins en moins nécessaire. Nous le recommandons néanmoins à tous ceux qui débutent dans la pratique.
Ho’oponopono est entré dans notre vie par le plus grand des hasards mais le hasard étant ce qu’il est, la vérité était que le moment était venu pour nous d’emprunter ce chemin d’éveil de la conscience parce qu’il nous convenait et qu’il nous “parlait“ fortement. Rapidement, nous avons senti que ce “savoir“ était déjà en chacun d’entre nous.
Il est pourtant une chose qui nous a toujours paru importante c’est de garder le plus grand respect envers Ho’oponopono pour la tradition qu’elle représente, et aussi envers tous ceux qui l’ont transmise, de façon orale, pendant des générations et des générations, jusqu’à nos jours. Nous avons toujours gardé pour eux un sentiment de profonde gratitude.
Il nous arrive cependant de ressentir un peu de tristesse, une certaine amertume, du regret parfois, au vu de ce qu’est devenu Ho’oponopono de nos jours, un peu partout dans le monde occidental.
Beaucoup de livres ont été écrits et continuent de l’être sur le sujet et d’innombrables vidéos fleurissent sur youtube.
Nous nous réjouissons de l’intérêt qu’il suscite et que ce message soit ainsi propagé partout dans le monde car il est très puissant et contribue grandement à l’éveil des consciences de l’humanité. Et c’est une joie pour nous de reconnaître que la majorité des écrits va dans le sens du message original hawaïen.
Néanmoins notre joie est mitigée parce que nous voyons que ce message s’est quelquefois éloigné des origines ancestrales Hawaïennes. D’un enseignement spirituel pur il est devenu quelquefois un “outil“, une “méthode“, une “technique“, et l’on s’en sert pour, obtenir l’abondance, améliorer sa situation financière, réaliser ses rêves, obtenir tout ce que l’on désire, créer sa vie en quelques jours ou être maître de sa vie, etc. On y mêle quelquefois la loi de l’attraction issu du courant “new age“, et qui reste du domaine du mental. Ho’oponopono nous invite au contraire à lâcher le mental et l’ego afin de s’élever en conscience et à nous connecter à la divinité.
Dans certaines vidéos on préconise même de dire les quatre phrases en un certain ordre car ce serait plus puissant ainsi et en affirmant que c’est ainsi que cela se pratique à Hawaï. (???) Il y est même précisé que 90% des livres écrits sur Ho’oponopono ne le donnent pas dans cet ordre et sont donc par conséquent dans l’erreur.
Surprenant !! Le plus étonnant est que cette vidéo a près de 350 000 vues !
On y trouve même un “Nouveau Ho’oponopono“ capable de faire évoluer favorablement des situations désagréables ! Rien que ça! L’ancien n’était-il sans doute pas assez efficace ? Il faut croire que non.
Maintenant, il n’y a pas de jugement à porter, chacun agit selon sa conscience, et nous sommes persuadés que chaque enseignement n’est ni bien ni mal et ne se compare pas. A chacun d’exercer son discernement et d’aller dans la direction que lui dicte son âme. Et c’est parfait ainsi.
Essayons un instant de nous mettre à la place d’un Hawaïen fidèle à ses traditions quand il voit cette vidéo ou qu’il tombe sur des titres de certains livres au titre porteur de Ho’oponopono, où il s’agit d’obtenir ce que l’on désire, réaliser ses rêves, comment gagner de l’argent ou faire évoluer “positivement“ un sentiment “négatif“.
Nous avons lu de très nombreux témoignages de ces Hawaïens exprimer leur indignation devant ce qu’ils ressentent comme de l’irrespect, et un certain mépris du monde occidental et je crois que nous pouvons les comprendre.
Ils sont très irrités à la vue de toute cette littérature dont le nom Ho’oponopono s’étale sur toutes les premières de couverture. Ils sont irrités à l’idée que, ce qui leur appartient, de par leur tradition, leur culture, de ce qui leur vient de leurs ancêtres, soit ainsi étalé partout dans le monde et dont le message ancestral de pardon et de paix soit dénaturé. Il leur semble en effet que, très souvent, le sens de l’enseignement propagé par le monde occidental soit très éloigné, voire quelquefois à l’opposé de celui qu’ils connaissent et qu’ils pratiquent au quotidien.
Il nous semble bien, en effet, de nous être appropriés, sans permission, un nom et un enseignement qui ne nous appartient pas, voilà la cause première de leur colère.
Certains se disant enseignant affirment s’être rendus à Hawaï pour aller à la “source de Ho’oponopono“ afin d’y rencontrer des chamanes et échanger avec eux sur Ho’oponopono. Voilà des révélations qui m’étonnent et je ne sais pas ce qu’on peut en penser. Ont-ils été bien reçus, ont-ils été mal reçus ? Je n’ai pas la réponse.
On nous pose d’ailleurs souvent cette question à savoir si nous sommes allés à Hawaï pour y rencontrer des chamans ou des personnes pratiquant Ho’oponopono. Peut-être le ferons-nous un jour mais il me semble que je me sentirais bien gêné de leur parler d’un “Ho’oponopono“ qui n’est pas tout à fait le leur.
Si nous devions nous rendre un jour à Hawaï, nous nous efforcerons de faire preuve d’assez d’humilité et de respect envers ce peuple si généreux. Je ne crois pas que nous nous ferons connaître mais nous les regarderons vivre respectueusement et, sur cette terre de paix (iles au milieu de l’océan “pacifique“), nous “ferons Ho’oponopono“, comme nous savons le faire, à notre manière, du plus profond du cœur, et, sachant que nous sommes responsables de tout ce qui se passe, nous leur demanderons pardon,
avec tout notre amour.
Jean Graciet
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Chers amis,
Que nous en ayons conscience ou non, nous sommes tous créateurs de notre monde par nos pensées. C’est la Loi du Fonctionnement Divin que Nous sommes.
L’Existence – Qui n’est qu’Amour et rien d’autre – dit toujours « Oui » à tout. La Volonté de Dieu et la nôtre sont Une. Dieu dit toujours « oui » à ce que nous désirons expérimenter. Dieu dit toujours :
« Ma volonté est ta volonté – même si tu l’as oubliée ».
Ainsi nous avons tous choisi notre expérience humaine qui, au départ, n’était qu’un jeu imaginant d’être séparés de notre Source.
C’est évidemment impossible, puisque le Créateur ne quitte pas Sa Création. Cependant, le Créateur – Dieu – la Vie ou toute dénomination pour Ce Qui est au-delà de toute dénomination – laisse chaque « âme » expérimenter à l’infini tout ce qu’elle désire expérimenter dans la forme, même si c’est un jeu qui imagine l’impossible : la séparation d’avec le Créateur.
Seulement voilà : Nous sommes tellement puissants – de par notre nature Divine – que cette séparation que nous avons « projetée » nous semble vraiment réelle.
Alors automatiquement nous avons l’impression d’être vulnérables et nous réagissons généralement par des pensées d’attaque et de défense. C’est quelque chose d’automatique, inhérent au jeu que nous avons choisi de jouer. Nous ne cessons de tout juger pour tenter de projeter à l’extérieur de nous-mêmes la peur et la culpabilité que nous ne voulons pas regarder en nous-mêmes – justement par peur et culpabilité !
Aujourd’hui, avec cette fusillade à Paris dans le 19éme arrondissement et par le jeu de l’information répandue instantanément à travers le monde, nous pouvons observer une grande montée de violence générée par les milliards de jugements contre les « auteurs » de la fusillade.
Dans l’apparence, ces milliards de jugements font baisser la vibration d’amour de l’ensemble de la planète d’une manière qui va très au-delà de l’impact de la fusillade elle-même.
Alors mes amis, qu’allons-nous choisir ?
Nous pouvons voir là une merveilleuse opportunité de pratiquer le vrai pardon, qui consiste à demeurer dans la Vérité, à savoir que tout être est Divin, quelles que puissent être ses croyances imaginées dans son expérience actuelle. Et là nous incluons non seulement les « auteurs » de la fusillade, mais également toutes les réactions de tout le monde.
Namasté*, mes amis, namasté.
Sylvain
Namasté est le salut indien qui dit : « Je reconnais que tu es pure Lumière, tel que ton Créateur t’a créé ».